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06 février 2019

Météorite Laroche

Capture

 

Analyse de la Météorite pierreuse de Laroche c'est une Chondrite carbonée 

Age formation Système Solaire               www.elementschimiques.fr

Surfacenoire

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CassureSpectre

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18 janvier 2019

ECLIPSE DE LUNE DU 21 JANVIER 2019

À 5 h 41, la Lune sera entièrement dans l’ombre de la Terre. Mais elle n’a pas totalement disparu : elle renvoie une faible lumière rouge qui la fait ressembler à un globe lumineux éclairé de l’intérieur. Cette lumière provient encore du Soleil, mais pas directement.

On pourra l’observer à l’œil nu, mais aussi aux jumelles ou au télescope, pendant 1 heure et 2 minutes. Peu avant 6 h 43, on peut constater que le bord supérieur gauche de la Lune devient de plus en plus clair jusqu’à s’illuminer d’un coup quand le Soleil recommence à l’éclairer.

Quand la phase totale sera terminée, la Lune n’est plus qu’à 17° de hauteur, à Paris, sur l’horizon ouest. C’est assez bas pour que des immeubles de quelques étages ou des arbres situés à quelques dizaines de mètres dans cette direction vous empêchent de l’observer. Pensez-y quand vous commencerez à regarder l’éclipse alors que la Lune sera plus haute (autour de 27° lors du début de la totalité).

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14 janvier 2019

Météorite trouvée à Laroche 27,5 grammes

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13 janvier 2019

AG 2018

Notre AG a eu lieu hier 13/01 à 15h à Migennes

 

Six Adhérents étaient présents, trois étaient excusés, un n'a pas réadhéré et trois nouveaux ont adhéré.

 

Nous avons rendu compte de l'année 2018 avec une sortie à la Maison de quartier des Piedalloues cet été et une Nuit des Étoiles à Ormoy avec 4 Planètes visibles. Beaucoup de monde pour cette sortie.

 

Nous déplorons toujours la pollution lumineuse environnante.

 

Le Bilan comptable de l'année a reçu Quitus de l' Assemblée et le Bureau a été reconduit: Secrétaire Guillaume Gorau, Trésorier Jean-Marie Nabonne, Président Jean-Pierre Defaix.

 

Pour l'année 2019 l'Association est toujours disponible pour organiser des Vidéos/Conférences/Débats avec le Public mais également avec les Centres de Loisirs et/ou les Écoles, Collèges etc

 

Nous ferons la Nuit des Étoiles en Aout, à voir sur quelle Commune veuillant bien nous recevoir. Nous sommes invités à une Vidéo/Conférence/Débats à la Maison de Quartier des Piedalloues à Auxerre le 22/02 à partir de 18h30

 

Nous avons à disposition des Adhérents la Lunette Astronomique ainsi que la Jumelle Astronomique. Nous allons acheter un filtre anti pollution lumineuse qui améliore la vision directe

 

La cotisation est toujours de 30€

 

Nous avons également parlé du Réseau F.R.I.P.O.N détection des Météorites et de la caméra de Migennes.

 

Ensuite l'ordre du jour étant terminé nous avons dégusté la galette et le cidre offert par l'Association

 

Contact Jean-Marie Nabonne 06 99 00 75 53 Guillaume Gorau 06 24 03 71 61 Jean-Pierre Defaix 03 86 80 09 88 ou jpdefaix@orange.fr

Pour info: un Collègue Nicolas a trouvé dans un labour à Laroche en se baladant avec le chien ce qu'il pense être une Météorite. Vérification faite c'est bien une Météorite pierreuse avec un peu de fer et une belle face arrondie avec une croûte bien cuite coté entrée atmosphère. Je posterai des photos.

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04 janvier 2019

Evenements astronomiques de 2019

L’année 2019 marquera par exemple un événement rare : le passage de Mercure à travers le disque visible du Soleil, observable le 11 novembre depuis l’Europe, l’Afrique, le Moyen-Orient et les Amériques. Seuls 14 transits de Mercure sont prévus durant ce siècle. Notez cependant que la planète Mercure est trop petite pour être vue à l’œil nu devant le Soleil. Un équipement spécial est donc nécessaire pour la visualiser.

Côté pluies d’étoiles filantes

Notez dans votre agenda le passage de la Terre à travers les Quadrantides, le 3 janvier prochain (tablez sur environ 100 étoiles filantes par heure). Viendront ensuite les Êta aquarides, associées à la comète de Halley. Le phénomène est visible chaque année avec un pic d’activité le 6 mai (comptez une cinquantaine d’étoiles filantes par heure). Viendront ensuite les Ariétides diurnes, actives du 22 mai au 2 juillet prochain, puis les Orionides, à partir du 21 octobre. Enfin, notez également la pluie de météorites des Andromédides, associée à la comète de Biela, le 9 novembre prochain, et pour finir les Ursides, le 22 décembre, associés au passage de la comète 8P/Tuttle.

Côté planètes

Notez que Mars sera visible la majeure partie de l’année dans le ciel au crépuscule jusqu’en octobre. Pour Jupiter, privilégiez une observation le 10 juin, si le temps vous le permet. Pour Saturne, ce sera le 9 juillet, pour Uranus le 28 octobre, pour Neptune le 10 septembre et enfin Pluton le 14 juillet, jour de la fête Nationale.

Saturne, vue par Cassini. Crédits : NASA/JPL-Caltech/Space Science Institute

Et côté éclipse ?

Une éclipse solaire partielle est prévue le 6 janvier prochain, avec un maximum de 71 % visible depuis l’Asie du Nord-Est et le Pacifique Nord. Une éclipse totale de Lune d’une durée d’une heure environ est également prévue le 21 janvier depuis l’Atlantique Nord et Sud. Est également prévue une éclipse totale de Soleil, le 2 juillet, visible depuis le sud du Pacifique, le Chili et l’Argentine. Notez également qu’une éclipse lunaire partielle sera visible le 16 juillet prochain depuis l’Europe.

Et enfin côté comète

On notera le passage de la comète 289P/Blanpain (périhélie le 21 décembre prochain). Est également prévu le passage de la comète 322P/SOHO (périhélie 31 août prochain, avec une magnitude de +7). Et enfin le passage de la comète C /2018 Y1, qui passera à environ 0,2 UA de la Terre (Une UA équivaut à la distance Terre – Soleil, soit environ 150 millions de km) début février, avec une magnitude estimée de +7.

 

Source : sciencepost

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03 janvier 2019

LA CHINE EST SUR LA LUNE

C'a y est c'est fait! La Chine est le premier pays a se poser sur la face cachée de la Lune

 

Enfin ! Après trois semaines d’attente, la Chine peut célébrer l’alunissage réussi de la mission Chang’e 4. Jeudi 3 janvier à 10 h 26 heure de Pékin (3 h 26 à Paris), l’atterrisseur, qui avait quitté la Terre le 8 décembre, a touché le sol lunaire avec à son bord un engin d’exploration lunaire, au terme d’un voyage de vingt-et-un jours dans l’espace. Il a pris une première photo de la surface peu connue de la Lune, transmise par le satellite Queqiao envoyé dans l’orbite lunaire en mai 2018.

« Un événement majeur dans la conquête spatiale », s’enthousiasme le quotidien nationaliste Global Times. Sur le plateau de la télévision nationale CCTV, le porte-parole du programme Chang’e 4 rayonne : « C’est un événement majeur pour la Chine, qui s’affirme comme grande puissance spatiale ! »

Ce succès est crucial pour le programme spatial chinois, en vue d’un premier vol habité à l’horizon 2022. Pour la première fois, Pékin n’est plus suiveur : tout ce qu’avait accompli le spatial chinois jusqu’ici avait déjà été réalisé par les Américains ou les Russes – les premiers à photographier la face cachée de la Lune en 1959 – il y a des dizaines d’années.

Gare aux cratères

« Dans le passé, les succès en matière d’exploration spatiale étaient réservés aux Etats-Unis et à l’URSS. L’alunissage réussi de Chang’e 4 montre que la Chine est aussi une puissance scientifique en matière d’exploration de l’espace profond », déclare au Monde Chen Xuelei, le directeur adjoint du département de cosmologie de l’observatoire astronomique national.

La Chine est enfin la première à poser un engin dans un territoire inexploré, peu connu, et posant des défis technologiques. D’abord parce que la face sombre de la Lune est aussi la plus hostile, avec son relief rugueux et des cratères profonds qui compliquent toute approche.

Lire aussi Pourquoi la Lune a-t-elle une face cachée ?

Ensuite parce que la communication avec un engin placé de ce côté de la Lune toujours caché à la Terre est difficile, la masse lunaire faisant écran aux communications radio. En mai 2018, Pékin avait donc envoyé un satellite, aujourd’hui positionné à 65 000 kilomètres derrière la Lune, pour assurer le relais dans les transmissions. « Le lieu, le moment, tout s’est déroulé exactement comme nous l’avions anticipé », a déclaré à la télévision nationale Sun Zezhou, l’ingénieur en chef de la mission.

Cette célébration nationale intervient après une longue attente dans un silence angoissé, car les risques sont nombreux pour une mission d’une telle difficulté. Les jours précédant l’alunissage, le programme spatial chinois n’a pas communiqué la moindre information : pas question de rappeler au grand public qu’une fusée chinoise pouvait aussi bien se poser avec succès que s’écraser, annihilant les espoirs de conquête spatiale chinois. Alors que la NASA propose des suivis en direct de missions moins importantes, seules les rumeurs permettaient d’estimer le moment où la sonde chinoise toucherait le sol lunaire.

Une des premières images réalisée par la sonde chinoise Chang’e-4 depuis la face cachée de la Lune, le 3 janvier. AP

C’est la deuxième mission chinoise à toucher la Lune, après Chang’e 3 et son « lapin de Jade » (Yutu) dont les aventures avaient captivé les Chinois en 2013. Un succès en demi-teinte puisque le robot s’était immobilisé après avoir parcouru une centaine de mètres seulement. Mais il avait continué d’envoyer des signaux par intermittence à la Terre pendant trente-et-un mois, donnant un coup d’accélérateur décisif au programme spatial du pays.

Chang’e 4 emporte avec lui six expériences scientifiques chinoises et quatre autres fournies par des équipes étrangères. Le rover, qui doit être baptisé prochainement suivant les résultats d’un concours ouvert au public, devrait collecter des données pendant un ou deux mois avant de rendre l’âme.

L’un des principaux intérêts de la mission sera l’exploration de l’univers. En effet, la position du rover sur la face cachée de la Lune ouvre une opportunité scientifique : abrités des signaux radio de la Terre, les engins embarqués à bord de la sonde devraient pouvoir capter des signaux encore inconnus.

« Les sons de l’Univers »

« Pour les astronomes, il s’agit d’un poste d’observation unique : on peut capter des signaux inaudibles sur Terre. Chang’e emporte avec elle des nouveaux détecteurs de spectre radio de fréquence basse, pour lequel nous avons collaboré avec les Pays-Bas. Nous allons pouvoir étudier l’explosion du Soleil, l’environnement de la Lune, les champs de basse fréquence des planètes du Système solaire, et écouter les sons de l’univers », s’enthousiasme Chen Xuelei.

Mais la mission première de Chang’e 4 reste l’exploration de la Lune, sa topographie et sa géologie, indique le professeur Chen. La sonde chinoise s’est en effet posée dans le cratère Von Karman, le plus ancien et le plus profond sur la Lune. Chang’e 4 pourrait permettre d’étudier les origines et l’évolution du satellite de la Terre. Le bassin pourrait aussi être riche en ressources minières, une possibilité de développement pour les missions spatiales chinoises à venir.

Lire aussi Ultima Thulé, surprenant « bonhomme de neige » rouge aux confins du système solaire

La mission en cours est une étape supplémentaire dans l’ambitieux programme d’exploration chinois. Chang’e 5 doit poursuivre l’exploration lunaire dès cette année en prélevant des échantillons de minerais pour les ramener sur Terre. D’ici à 2021, la Chine prévoit la mise en service d’un lanceur de fusée réutilisable.

Etape décisive pour Pékin

A moyen terme, Pékin prépare également le lancement d’une fusée capable de porter des charges plus lourdes que celle de la NASA, des vols habités dans l’espace, et une mission d’exploration vers Mars. De quoi venir concurrencer directement les ambitions spatiales américaines. En soi, l’exploration lunaire présente un intérêt scientifique limité, mais elle constitue une étape décisive dans la conquête spatiale.

Philippe Coué, spécialiste du programme spatial chinois et auteur de Shenzhou, les Chinois dans l’espace (L’Esprit du temps, 2013), estimait récemment que « l’intérêt scientifique de la Lune, pour la Chine, consiste à disposer de ses propres données pour préparer ses futures missions automatiques et habitées – connaissance des régions lunaires pour faire évoluer ses engins et pour rechercher les zones les plus intéressantes à exploiter sur les plans scientifique et éventuellement minier ».

 

SOURCE LE MONDE

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24 novembre 2018

Système Solaire interactif

POUR ARRIVER A L'ANIMATION ALLEZ DANS MENU BARRE DE GAUCHE ET SOUS-MENU ETC.......

www.planete-astronomie.eu/fr/systeme-solaire-interactif-3d.html

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16 novembre 2018

ROBOTS ENVOYES DANS L'ESPACE

Space Robot Révolution || Documentaire RMC 2018 HD ||

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10 novembre 2018

FINI OU INFINI

Les partisans d'un monde fini ont buté sur une difficulté fondamentale : il semblait indispensable d'assigner à un monde fini un centre et une frontière. Or, la notion de « bord » de l'univers est vite devenue problématique...

« L'infini du ciel, avec ses défis, son roulement, ses mots innombrables, n'est qu'une phrase un peu plus longue, un peu plus haletante que les autres. » René Char, Possessions extérieures.

Notre monde est-il fini ou infini ? Ici, schéma de l'histoire de l'univers. © Luis Fernández García, Wikimedia Commons, DP

La notion de centre ne pose guère de difficulté conceptuelle : il suffit d'y placer la Terre, comme dans les systèmes géocentriques de l'Antiquité (les apparences vont dans ce sens), ou encore le Soleil, comme le propose dès le IIIe siècle avant notre ère Aristarque de Samos dans son système héliocentrique. La notion de « bord » de l'univers est en revanche plus problématique.

Quelles sont la forme et la taille globale de l’univers ? Au cours de l'histoire des sciences, de nombreux modèles ont été proposés, infinis ou non, ouverts, fermés ou encore plats. Et la question fait toujours débat. Futura a posé la question à Jean-Pierre Luminet, astrophysicien de renom, qui nous parle de sa théorie de l’univers chiffonné en vidéo. © Futura

Le paradoxe d'Archytas de Tarente

Archytas de Tarente, pythagoricien du Ve siècle, énonce le premier un paradoxe visant à démontrer l'absurdité de l'idée d'un bord matériel du monde. Son argument a connu une fortune considérable dans tous les débats sur l'espace : si je suis à l'extrémité du ciel des étoiles fixes, puis-je allonger la main ou un bâton ? Il est absurde de penser que je ne le peux pas et, si je le peux, ce qui se trouve au-delà est soit un corps, soit l'espace. Nous pouvons donc aller au-delà de cela encore, et ainsi de suite.

Et s'il y a toujours un nouvel espace vers lequel on peut tendre le bâton, cela implique clairement une extension sans limites. On est ainsi conduit à considérer que ce qui est au-delà du monde, substance ou espace, fait toujours partie du monde. Si bien que le monde ne peut logiquement être borné sans qu'il y ait paradoxe...

Cieux concentriques au Moyen Âge. Jusqu'au début de notre siècle, il semblait qu'un monde fini devait avoir un bord. Mais alors, qu'y avait-il au-delà de ce bord ? Les mathématiques et la physique d'aujourd'hui ont supprimé ce paradoxe : il est possible d'envisager, sans contradiction aucune, un espace fini mais sans frontière, aussi bien qu'un espace infini. Ici, gravure coloriée par Blandine Lemoine. © Explorer, 1993, original au Deutsches Museum, Munich, coll. Carmen

Univers fini vs univers infini

Les atomistes, tel Lucrèce, qui donne l'image d'une lance jetée depuis le bord de l'univers, et, par la suite, tous les partisans d'un univers infini comme Nicolas de Cues et Giordano Bruno, reprendront le raisonnement. Il est clair que, si l'on conçoit l'univers comme un espace enclos dans une enveloppe (par exemple la surface de la sphère des étoiles fixes telle qu'elle est imaginée par Platon et Aristote), le paradoxe est insoluble. Mais, au cours des siècles, les défenseurs de l'univers fini tenteront de trouver des explications satisfaisantes.

L'une d'elles, issue de la doctrine aristotélicienne revue par le Moyen Âge chrétien, propose un bord graduel : le monde physique, domaine des éléments corruptibles, se change progressivement en monde spirituel, de nature incorruptible. Cette solution résout le paradoxe de deux façons : soit la lance, constituée d'éléments terrestres, retombe vers son lieu naturel qu'est la Terre, soit elle passe effectivement la frontière, mais se transmute en élément éthéré... Une autre explication moins alambiquée, prônée par les stoïciens, est le bord mobile : le monde matériel est fini, mais il est entouré d'un vide infini. Projeter la lance au-delà du bord agrandit simplement le cosmos, en en repoussant la frontière.

Il faudra attendre le développement des géométries non euclidiennes au XIXe siècle pour résoudre la controverse de façon satisfaisante. Ces nouvelles géométries permettent de concevoir des espaces aux propriétés différentes de celles que nous apprenons à l'école : la somme des angles d'un triangle n'est pas toujours égale à 180° ; par un point extérieur à une droite, ne passe pas toujours une parallèle et une seule... Surtout, de tels espaces peuvent être d'extension finie sans avoir de bord, tout comme, à deux dimensions, la surface d'une sphère. En outre, les recherches modernes sur la topologie globale des espaces (que ces derniers soient euclidiens ou non) aboutissent également à des solutions de volume fini mais sans bord.

Un univers fini mais sans bord ?

Si de tels espaces ont, au début, paru posséder des propriétés « monstrueuses », les mathématiciens les ont vite reconnus comme parfaitement fondés. Et les physiciens ont à leur tour considéré qu'ils offraient de meilleures représentations de l'espace réel. Appliquées à la cosmologie, toutes ces nouvelles géométries permettent de considérer sans contradiction aucune un univers fini mais sans frontière.

Ces notions ne sont toutefois guère intuitives. Encore aujourd'hui, dans l'esprit de beaucoup de gens, c'est plutôt la conception stoïcienne qui prévaut. Tous ceux qui, à propos des modèles de Big Bang proposés par la cosmologie moderne, se demandent dans quoi l'univers se dilate, ont cette image mentale d'un cosmos-bulle à bord mobile, gonflant dans un espace vide et infini. Or, cette image doit être abandonnée. Les modèles cosmologiques relativistes identifient l'univers à l'espace, précisément, à une entité physique et géométrique plus générale, l'espace-temps-matière. Donc, l'univers, qu'il soit fini ou infini, ne peut gonfler dans quoi que ce soit, car il n'y a pas d'espace en dehors de lui-même !

De la même façon que le concept de centre cosmique est éliminé par le « principe cosmologique » (en vertu duquel l'univers, homogène, est partout le même), la notion de bord de l'univers est éliminée par le « principe du contenu » : l'univers physique contient tout ce qui est physique et rien d'autre. Cet énoncé semble trivial, mais il est plus profond qu'il n'y paraît. Il dit en particulier que l'univers n'est pas un objet physique comme les autres. Tout objet a un bord, même si celui-ci n'est pas net, comme dans le cas du Soleil ou d'une galaxie. Or, l'univers n'a pas de bord. L'espace et le temps ne sont pas des réceptacles vides dans lesquels le monde matériel peut être placé, à la façon d'un objet. Ils font partie intégrante de l'univers. Pour reprendre l'heureuse expression de Nicolas de Cues : « La fabrique du monde a son centre partout et sa circonférence nulle part ».

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12 octobre 2018

la sonde voyager 2 va t'elle sortir du système solaire?

"Voyager 2 a détecté une augmentation des rayons cosmiques provenant de l'extérieur du système solaire". Ce qui constitue un des trois signes permettant de prouver que la sonde est sortie de la limite d'influence du soleil (ou héliosphère). Les deux autres indices étant la disparition progressive des particules chargées provenant du champ magnétique émis par le soleil, et un brutal changement d'orientation du champ magnétique.

Cette augmentation de la quantité de rayons cosmiques a été constatée depuis août 2018. Elle a augmenté de 5% entre le début et la fin du mois chiffre la Nasa. Toutefois, Voyager 2 ne suit pas un plan de vol identique à celui de Voyager 1. La sonde se trouve à son tour aux confins de l'héliosphère, mais dans une région différente de celle qu'avait traversée la première sonde. Il est donc peu probable que les données transmises par les deux sondes suivent une chronologie strictement identique. De plus, rappelle la Nasa, la frontière de l'héliosphère n'est pas figée dans le temps et l'espace. Elle évolue en fonction des cycles d'activité de notre étoile. 

Lancée en 1977, la sonde Voyager 2 s'éloigne du soleil à la vitesse de 17 km par seconde. La sonde évolue à 17,7 milliards de km de nous. Soit 4 milliards de moins que la pionnière Voyager 1. Les positions des deux sondes par rapport à la terre et au soleil sont consultables en direct et en temps réel sur ce site de l'agence spatiale américaine. (voir article science et avenir/espace/systeme solaire)

 

Jean-Pierre DEFAIX: j'ajoute que le Système Solaire ne s'arrète pas à la limite indiquée ci-dessus. On considère qu'un Système est fini quand il n'y a plus d'influence gravitationnelle. Or notre Système a comme dernière frontière le Nuage de Oort cet espace qui contient les comètes. Donc ensuite le Système se termine et le Rayon serait de 2 à 3 AL du Soleil jusqu'au bout de ce "nuage" qui n'est peut être pas le bout du Système.

 

voyager2

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