Introduction

Météorite, du latin meteora, signifie s'élever dans les airs.



Par définition, une météorite est un fragment de corps céleste qui tombe à la surface d'un astre, en particulier de la Terre. On a donc cherché à savoir si les météorites pouvaient constituer un danger pour la Terre.
Nous commencerons par présenter les météorites, puis nous aborderons les risques de collision. Vous pourrez également prendre connaissance des différentes météorites tombées en France, grâce à un tableau de recensement. Enfin, nous verrons les dégâts causés, à différentes échelles, et nous finirons par prendre connaissance des préventions possibles face à un quelconque impact.

Présentation globale des météorites

1)Du météoroïde à la météorite.


Une météorite est désignée comme étant une roche extraterrestre, trouvée à la surface de notre planète. Ce nom n'est utilisé que si l'objet atteint le sol. En effet, tant que cette roche reste dans l'espace, on la nomme météoroïde. Puis, une fois entrée dans l'atmosphère, en raison de sa vitesse élevée, l'objet va subir des frottements au contact de l'air, dégageant une chaleur intense, on l'appellera alors météore. Les roches les plus importantes parviennent à pénétrer plus profondément dans l'atmosphère, donnant ce que l'on appelle des bolides : météores particulièrement brillant offrant l'aspect d'une boule de feu. Il ne faut donc pas confondre une météorite avec ces autres aspects de l'objet. La météorite est nommée ainsi à partir du moment où elle touche le sol.







2)De quand datent-elles?


Les météorites les plus vieilles sont les chondrites ou météorites dites "primitives". Les objets les plus anciens que l'on ait datés sont les inclusions réfractaires des chondrites. Ce sont de petits ensembles de minéraux formés à haute température. Elles ont un âge de 4,556 milliards d'années, à 2 millions d'années près. Ce sont probablement les premiers solides qui se soient formés dans le système solaire. C'est leur âge que l'on adopte pour celui du système solaire lui-même. Les plus récentes dites "différenciées" seraient âgées de 1,3 milliards d'années.



3)Quelle est leur origine?




Dans notre système solaire, parmi le Soleil, les planètes, ou encore les satellites, se trouve, entre Mars et Jupiter, une multitude de corps célestes de différentes tailles qui forment une ceinture autour du Soleil (à environ 598 millions de km) : les astéroïdes. Ces astéroïdes sont soumis aux forces d'interaction gravitationnelle et s'étendent sur plus de 254 millions de kilomètres. Nous pouvons savoir aujourd'hui que la plupart des météorites sont issues d'astéroïdes, grâce à leur étude en laboratoire. Ceux-ci sont donc les corps parents des météorites. En effet, il arrive que ces astéroïdes sortent de leur orbite; ils peuvent alors venir s'écraser sur le Soleil ou de quelconques planètes, comme la Terre. Ils traversent donc l'atmosphère, et dans certains cas percutent le sol. Il s'agit alors de météorites. Nous savons que plus de 99% des météorites connues proviennent d'astéroïdes (et environ 15 météorites lunaires et 11 météorites probablement d'origine martienne existent dans l'ensemble des collections mondiales). 



On a également réussit à démontrer que le voyage d'une météorite entre la Terre et son corps parent peut varié de 1 million à 100 millions d'années. Certaines variétés, comme les météorites ferreuses peuvent étendre leur parcourt à 2 milliards d'années (ceci semble être dû à leur plus grande résistance face à l'érosion dans l'espace).



4)Dimensions, abondance.


De nos jours, la plus grosse météorite connue a été trouvée en 1920, près de Hoba (au Sud-Ouest de l'Afrique), en Namibie. Cette météorite est de la catégorie des sidérites (celle-ci composée de fer et de nickel). Sa masse étant de 60 tonnes.
Généralement les plus petites pèsent moins d'un gramme. Celles-ci se trouvent lors de recherche dans les sites d'averses météoritiques importantes. On évalue entre 30 et 10000 à 100000 tonnes la quantité de poussières extraterrestres que reçoit la Terre chaque année. 
Le nombre de météorites tombées sur Terre s'élève à 9000.
Les corps célestes n'ont cependant pas tous la chance de survivre si facilement à leur entrée dans l'atmosphère. Il n'est pas rare, en effet, de voir des météoroïdes exploser comme des bombes avant d'atteindre le sol. Ceci arrive habituellement aux météoroïdes de pierre qui font quelques dizaines de mètres de diamètre. On ne retrouve alors que peu ou pas de fragments de pierre au sol. Les météoroïdes de pierre de plus grande taille, les astéroïdes et la plupart des météoroïdes de métal atteignent souvent, quant à eux, le sol sans exploser. Comme ils sont très massifs, ils ne sont pratiquement pas freinés par l'atmosphère terrestre et c'est avec violence qu'ils frappent le sol. Cependant, si un corps céleste est beaucoup trop massif, la force de l'impact va complètement le vaporiser (le transformé en gaz et en fines poussières) et il devient alors impossible de retrouver des fragments de météorite au sol. Pour nous parvenir, une météorite doit donc provenir d'un corps céleste qui est ni trop petit (sans quoi il va entièrement se consumer dans l'atmosphère), ni trop gros (sans quoi il va être vaporisé au sol).


5)Quelle est leur composition?

¤ Les météorites sont distinguées suivant leur appartenance à l'un des trois groupes principaux : -Les "sidérolithes" ne représentent que 2% des météorites, elles contiennent des mélanges de silicate, de fer et de nickel. Elles proviendraient de la zone frontière située juste au-dessus du noyau des astéroïdes, d'où proviennent les météorites ferreuses.
-Les "sidérites" ou "métalliques" sont constituées de fer et de nickel à l'état métallique. Ce groupe ne contient que 6% des chutes. Celles-ci proviendraient du noyau même de leur corps parent.
-Les "aérolithes" ou "pierreuses", constituent le groupe le plus important, essentiellement constituées de silicate. On distingue deux sous-groupes : 
* Les chondrites (93%)composées de chondres (petites cavités présentes à la surface des météorites. Les chondrites carbonées(5% des météorites)contiennent des traces de matière organique (des acides aminés entre autre), on suppose qu'elles proviennent de la nébuleuse gazeuse d'où est né notre soleil. 
* Les achondrites (7%)qui ne contiennent pas de chondres, proviendraient de la croûte ou du manteau d'un astéroïde.
On distingue à travers ces trois groupes de nombreux sous-groupes suivant la constitution des météorites.

¤ On distingue également les météorites suivant qu'elles sont différenciées ou non. La différenciation est la séparation en plusieurs phases d'un mélange de roches en fusion. De même que la Terre possède un noyau, une croûte et un manteau; certaines météorites se trouvent elles aussi différenciées. Celles-ci proviennent d'astéroïdes dont la température s'est élevée suffisamment pour permettre un début de processus de différenciation. 
Les météorites non différenciées proviennent d'astéroïdes dont la température n'était pas suffisante pour faire fondre les roches. Elles sont essentiellement des chondres.


image provenant du site astrosurf

Les risques de collision


1)La taille

Pour qu'ils atteignent le sol, les météores doivent avoir une masse d'au moins 10 kg, et une trajectoire favorable. Souvent, les météores s'éteignent vers 20 km d'altitude, mais 100000 à 200000 tonnes tombent tout de même sur Terre chaque année, sous forme de poussières. Plus la masse de l'objet est faible, plus le freinage est important.
En fait moins de 500 pierres de la taille d'une balle de tennis atteignent tous les ans la Terre. La majorité des bolides se désintègrent lors de leur chute, avant même de toucher le sol, car elles sont très fragiles, étant d'une nature plutôt poreuse. Seules les très grosses météorites sont suffisamment pau ralenties lorsqu'elles traversent l'atmosphère : elles conservent pratiquement leur vitesse initiale (soit environ 15km/s)

2)La force de frottements


Le frottement fait perdre environ 80% de la masse de l'objet. 
Nous allons rechercher la valeur de cette force de frottements, grâce à son énergie cinétique : 
Prenons le cas de la météorite d'Ensisheim (Alsace), tombée le 7 novembre 1492. L'une des plus fameuses chutes du monde, cette chondrite pèse 127kg. Nos données pour ce calcul sont : -vitesse d'entrée dans l'atmosphère : 15km/s, soit 15000m/s
-vitesse d'arrivée au sol : 150m/s



Idée : évaluer les frottements f.

Par définition de l'énergie cinétique : 

Théorème de l'énergie cinétique : 





P = m.g = 1270 N

On remarque donc que la force de frottements n'est pas négligeable. Elle est nettement supérieure au poids. On pourrait comparer cette force avec l'action de se frotter les mains à grande vitesse : les frottements crées de la chaleur, de même que l'objet traversant l'atmosphère sera échauffé et brillera sous l'effet de la force de frottements.

On va maintenant s'intéresser à l'énergie potentielle : 
A l'entrée dans l'atmosphère (c'est à dire à 100 km d'altitude environ)

On voudrait savoir à quelle hauteur devrait se trouver la météorite pour avoir la même valeur d'énergie sous forme d'énergie potentielle.



L'énergie de ce bolide serait donc équivalente à une chute de 11000000 m de haut.
Cela correspond à 33950 fois la hauteur de la tour eiffel.

3)Cause de chute (trajectoire,vitesse, orbite)


En général, les météorites traversent l'atmosphère à 15km/s soit 54000km/h. Ce qui équivaut à la distance Caussade-Paris en 41 secondes. (d(caussade-paris)=608 km
soit t=(608.3600)/54000 = 41 secondes )
Le météore s'allume à une altitude d'une centaine de kilomètres. La matière de surface du bolide est fondue, vaporisée et éjectée. Laissant dans son sillage une traînée de matière ionisée, de vapeurs et de poussières, qui pourra persister plusieurs minutes après la chute. La masse de la météorite diminue donc continuellement c'est le phénomène d'ablation. Les terribles tensions auxquelles elle est soumise provoquent très souvent sa fragmentation en deux ou en plusieurs morceaux, voire en des milliers. Vers une altitude de 20 km, ces derniers, s'ils ont survécu, n'ont plus une vitesse suffisante pour maintenir l'incandescence. Le météore s'éteint donc. La trajectoire des fragments restants s'incurve peu à peu vers le sol et ils terminent leur course en chute libre, se répartissant au sol sur une zone appelée ellipse de chute, qui peut s'étendre sur des dizaines de kilomètres de long. Les météorites de pierre de 10 à 100 m de diamètre environ explosent dans l'atmosphère, d'autant plus bas qu'elles sont plus grosses. Les pierres de plus grande taille et les fers parviennent jusqu'au sol. Ils sont très peu ralentis et touchent la surface une vitesse proche de leur vitesse cosmique. Le choc est alors très violent et il y a formation d'un cratère d'impact.

Recensement des météorites tombées en France et étude de cas d'Orgueil




Agen : Chondrite tombée le 5 Sept 1814 à 12h , poids total 30kg , la +grosse 9kg

Aire sur la Lys : Pas de Calais ,tombée en 1769 , ? ?

Alais : Gard , chondrite carbonnée CI , tombée le 15 mars 1806 à 17h ,2 pierres 2 et 4kg

Angers : Maine et Loire , chondrite olivi hypersthèse L6 ,tombée le 3 juin 1822 à 20h15 ,poids + 1kg

Apt : Chondrite veinée oliv hyperst, L6 tombée le 8 oct 1803 à 10h30 ,poids total 3.2Kg

Asco : Corse , chondrite olivi hyperst L ,tombée en nov 1805 , poids ?

Aubres : Drôme , achondrite aubrite AUB , tombée le 14 sept 1836 à 15h , poids ?

Aumières : Lozère , chondrite olivi hyperst veinée L6 ,tombée le 3 juin 1842 à 21h , poids 2kg

Ausson : Chondrite L5 tombée le 9 Déc 1858 à 7h30 , 2 pierres de 9kg et 41kg

Bacqueville : Eure découverte le 15 Août 1999

Barbotan : Chondrite H5 veinée tombée le 24 juil 1790 vers 21h pluie de pierres + grosse 10Kg

Bettrechies : Nord , chondrite olivi brons H3/6 , tombée le 26 nov 1934 vers 20h, poids 15kg

Beuste : Basse Pyrénées , chondrite olivi hyperst L5 ,tombée en 1859 , poids 2 pièrres de 1,4 et 0,4kg

Bouvante : Drôme ,achondrite teneur en calcium Eucrite , découverte en 1978 , poids 8,3kg

Chantonnay : Vandée,chondrite olivi hyperst L6 tombée le 5 août 1812 à 2h poids total 31.5Kg

Charsonville : Loiret, chondrite olivi bronz H6 , tombée le 23 nov 1810 à 13h30 , 2 pierres de 9 et 18kg

Chassigny :
 SNC,Haute Marne, achondrite marsienne,tombée le 3 oct 1815 à 8h, poids 4kg

Château Renard : Loiret,chondrite à olivine L6 , tombée le 12 Juin 1841 à 13h30 , 1 pierre de 30Kg

Chitenay : Loire et Cher,chondrite olivi hypers L6,tombée le 21 févr 1978 à 19h50, poids 4kg

Clohars Fouesnant : Finistère, chondrite olivi hyperst L4, tombée le 21 juin 1822 ? ?

Ensisheim : Alsace,chondrite LL5 , vue tombée le 7 nov 1492 à 11h30 1 pierre de 127Kg ( la plus ancienne météorite observée et conservée en Europe )

Epinal : Vosges, chondrite olivi bronz H5, tombée le 13 sept 1822 à 7h , poids ?

Esnandes : Charente Maritime, chondrite olivi bronz H6,tombée en août 1837, poids 1,5kg

Favars : Aveyron, chondrite olivi bronz H5, tombée le 21 oct 1844 à 6h45

Galapian : Lot et Garonne, chondrite olivi bronz veinée H6, tombée en 1826 , poids ?

Granes : Audes, chondrite olivi hyperst L6, tombée le 13 nov 1964 , poids 9kg

Henvic : Finistère,chondrite L5 ,trouvée en 1991 ,poids 19gr

Jonzac : Charente Maritime, achondrite eucrite AEUC ,tombée le 13 juin 1819 à 5h45, poids ?

Juvinas : Ardèche,achondrite Eucrite tombée le 15 juin 1821 vers 15h poids 91Kg

Kérilis :
 Côtes du Nord,chondrite olivi bronz H5, tombée le 26 nov 1874 à 10h30, poids 5kg

Kernouvé : Morbihan,chondrite olivi bronz H6 veinée tombée le 22 mai 1869 vers 22h , poids environ 80Kg

L 'Aigle : Orne,chondrite olivi hypers L6 bréchique tombée le 26 avril 1803 à 13h poids 37kg (Orne) (vu par J.B. BIOT )

La Bécasse : Indre,chondrite olivi hyperst L6, tombée le 31 janv 1879 à 12h30

La Caille : Alpes Maritimes, sidérite octaédrite , découvertevers 1650,reconnue en 1828 ,poids 626kg

La Chaux : Saône et Loire ,tombée le 10janv 1846 , non trouvée

Laborel : Drôme,chondrite olivi bronz H5, tombée le 14 juin 1871 à 20h, 2 pierres 2.66Kg et 0.91Kg découvertes en 1895

Lancé : Loire et Cher,chondrite carbonnée CO3 ,tombée le 23 juil 1872 à 17h20, poids 53kg

Lançon : Bouches du Rhône,chondritr olivi bronz veinée H6,tombée le20 juin 1897 à 20h30, poids 7,5kg

Le Pressoir : Indre et Loire,chondrite olivi hypers L6, tombée le 25 janv 1845 à 15h, poids 3kg

Le Teilleul : Manche,achondrite howarite AHOW , tombée le 14 juil 1845 à 15h ,poids 0,8kg

Les Ormes :
 Yonne,chondrite olivi hyperst L6, tombée le 1 oct 1857 à 17h , poids moins d'1kg

Lucé : Sarthe,chondrite olivi hyperst veinée L6 , tombée le 13 sept 1768 à 16h30 ,poids 3,5kg

Luponnas : Ain,chodrite olivi bronz brèchique H3-5 ,tombée le 3 sept 1753 à 13h ,2 pierres 5kg et 9 kg

Marmande : Lot et Garonne,chondrite olivi hyperst L5, tombée le 4 juil 1948,poids +de 3kg

Marne :
 Sidérite découverte en 1998 , 3 blocs de : 28 - 145 - 300 Kg

Mascombe :
 Corrèze, chondrite olivi hyperst L6, tombée le 31 janv 1836 à 13h, poids 1kg

Mezel : Puy de Dôme,chondrite olivi hyperst veinée L6,tombée le 25 janv 1949 à 19h50 , poids 1,3kg

Mont Dieu : Sidérite Octahédrite découverte en 1994 masse total 360kg

Mont Vaisi :
 Alpes Maritimes,météorite pierreuse, tombée le 29 nov 1637 à 10h,poids environ 20kg , pas de fragment conservé

Montferré :
 Aude, ? ? ,tombée en 1932, reconnue en 1966, poids 149kg

Montlivault : Loire et Cher,chondrite olivi hyperst L6, tombée le 22 juil 1838 , poids moins d' 1kg

Mornans : Drôme,chondrite olivi bronz VEIN2E H5,tombée en 1875,poids 1,3kg

Nancy : Tombée le 11 sept 1894 , poids inconnu

Nicorps : Manche, tombée le 11 oct 1750 , aucune trace , ? ? ?

Orgueil :
 Tarn et Garonne , chondrite carbonée CI, tombée le 14 Mai 1864 vers 20h

Ornans :
 Douds, chondrite carbonnée CO3, tombée le 11 juil 1868 à 19h15, poids 6kg

Quinçay : Vienne chondrite olivi hyperst L6, tombée en 1851, poids ? ,(Vouillé ?)

Salles :
 Rhône, chondrite bronz H6 , tombée le 12 mars 1798 à 18h,poids 10kg

Sauguis :
 Basses Pyrénées, chondrite olivi hyperst L6,tombée le 7 sept 1868 à 2h30,poids 4kg ?

Séverin (St) : Charentes,chondrite olivi hyperst amphotérite LL6 , tombée le 27 Juin 1966 à 15h40 + gros 113Kg total 270Kg )

Simonod :
 Haute Garonne, chondrite carbonnée ? ,du 3 nov 1835 à 21h ?, poids ?

St Caprais de Quinsac :
 Gironde, chondrite olivi hyperst L6 ,tombée le 28 janv 1883 à 14h45

St Chinian :
 Hérault, chondrite olivi hyperst L6,tombée le 25 décem1959 à 15h30,poids 2 pierres 0,134kg et 77gr

St Christophe la Chart :
 Vendée, chondrite olivi hyperst L6, tombée le 5 nov 1841 , poids 5,5kg

St Germain le Pinel :
 Ile et Vilaine,chondrite olivi bronz H6, tombée le 4 juil 1890 à 15h30

St Marguerite en Com :
 Nord, chondrite olivi bronz H5, tombée le 8 juin 1962,poids 5kg

St Mesmin :
 Aude,chondrite olivi hypers , amphotérite L6,tombée le 30 mai 1866 à 15h45, poids 8kg

St Sauver :
 Haute Garonne, chondrite enstatite E4, tombée le 10 juil 1914 à 14h, poids 15kg

Toulouse :
 Haute Garonne,chondrite olivi brons H6,tombée le 10 avr 1812 à 20h06, poids environ 2kg

Villedieu :
 Côte d'Or,chondrite olivi bronz H4 ,découverte vers 1890, poids 14kg

Vouillé :
 Vienne,hondrite L6 à olivine hypersy, tombée le 13 mai 1831 à 23h , 1 pierre de 20Kg 


Etude de cas:
Orgueil


Petite ville du Tarn-et-Garonne, Orgueil se situe à quelques kilomètres de Villemur. Le 14 mai 1864, vers 8 heures du soir, une météorite explose en plein ciel à 20 kilomètres d'altitude. Cela a provoqué sur plusieurs kilomètres de diamètre une averse de pierres brûlantes.
C'est le muséum d'Histoire Naturelle de Montauban qui possède la plupart des fragments. Cette météorite est du type : chondrite carbonnée.

Orgueil est mondialement connu pour sa météorite, comme précisé ci-dessus, un morceau est exposé à Montauban. Cependant les plus grands musées du monde possèdent dans leurs collections un fragment de cette météorite. On compte parmi eux, le Muséum d'Histoire Naturelle de Paris, le Natural History Museum de Londres, l'American Museum of Natural History à New-York.

Cette météorite qui traversa le ciel et dont la composition est identique à celle du soleil, vint donc s'écraser dans un champs de la commune d'Orgueil et fut reconnu comme une espèce très rare (seulement 7 connus dont Orgeuil considéré comme la plus grosse). Au début des années 1960 des analyses montrent la présence de composés organiques complexes, notamment des acides aminés. Ces analyses ont conduit à l'origine biologique qui serait pour certains chercheurs de nature extra-terrestre.
La météorite contenait du XENON-HL, un gaz rare, et proviendrait d'une étoile situé en dehors de notre système solaire. Grâce à elle, l'étude de ce que pouvait être l'Univers avant la naissance de la Terre a pu être approfondie par des savants du monde entier.

Cette particularité et la notoriété de leur météorite est bien connu de la municipalité d'Orgueil. Elle a ainsi consacré deux monuments historiques à cet effet.
Une fut installée à coté du champs où fut tombé le plus gros fragment, pour le centenaire de la chute. L'autre est une sculpture qui a été installée sur le rond point à l'entrée du village en 2002.

Dégâts des chutes de météorites et Cratères

Les dégâts:


¤ A l'échelle terrestre, on estime que les risques les plus importants correspondants à la chute de météorites se résument à la modification de la planète, et donc de la vie sur Terre, voire même à la destruction de celle-ci.

Depuis 4,5 milliard d'années jamais la Terre n'a été détruite puisque nous sommes encore là. Et cela pourrait encore durer un moment puisque des scientifiques ont démontrés que pour déplacer la Terre et la faire ainsi dériver de son axe de rotation autour du soleil, il faudrait la puissance d'une météorite d'une masse de plusieurs milliers de milliard de tonnes. 
Or le risque de rencontrer un élément d'une telle puissance est infiniment petit. La plus grande météorite qui a été recensée à ce jour fut trouvée en Namibie en 1920. Il s'agit d'une météorite métallique composée d'un alliage fer-nickel, son poids a été estimé à environ 60 tonnes.



Ces deux photos, ou plutôt images de synthèse, représentent la chute d'une météorite conséquente sur la Terre. 
On peut voir ici les deux premières étapes. Cette météorite entraînerait la destruction totale de la vie sur Terre, non seulement de part l'impact mais aussi par les conditions thermiques, en effet chaque partie de terre brûlerait.






¤ A l'échelle humaine, les risques tournent autour de dégâts corporels et matériels cependant aucune mort humaine n'a été causée par la chute d'une météorite jusqu'à ce jour.

Ici, une voiture atteinte par une météorite.
L'impact est donc bien visible, il peut paraître impressionnant pour certains, mais là encore heureusement, cela n'aura détruit qu'une voiture.






Cratères:


¤ Les météorites ont une vitesse remarquablement élevée. Cependant à leur entrée dans l'atmosphère, la résistance de l'air et certains phénomènes thermiques entraînent une diminution de la vitesse et de la masse de celle-ci; aussi les petites météorites ne laissent pas une trace profonde dans la terre. 
Néanmoins, les grosses météorites sont capables de creuser des cratères de grande dimension en heurtant le sol. Le phénomène d'érosion modifie le relief terrestre de façon perpétuelle; de sorte que les cratère peuvent être dissimulés, ou deviennent difficiles à reconnaître, sur la Terre, en comparaison à la Lune.


Sachant que la Lune et la Terre ont eut un début d'histoire, un début de vie semblables, les recherches de cratères et cicatrices sur Terre ont permis petit à petit une meilleure compréhension et une meilleure étude des images prises par satellites, stations, navettes,... concernant la Lune.




¤ Les cratères d'impact sont identifiés notamment par leur forme en dépression circulaire, mais aussi grâce à l'état des roches ayant reçu de tels projectiles. 
Le premier cratère d'impact reconnu fut le cratère de Barringer en Arizona (meteor crater), découvert en 1871 et reconnu en 1905 par Daniel Moreau Barringer. Ce cratère de 1200 mètres et d'une profondeur de 150 mètres a été causé par Canyon Diablo, une météorite estimée à 2 millions de tonnes. En 1994, sur Terre environ 80 cratères de météorites ont été identifiés à partir de l'étude des roches ayant reçues cet impact.




¤ En 1980, une découverte importante va amener à de nouvelles hypothèses. Des concentrations d'iridium***, 20 à 160 fois supérieures aux concentrations normales sont retrouvées dans une couche fine de sédiment, estimée à l'époque très éloignée des crétacé-Tertiaire (65 millions d'années). Mais plus étonnant encore, ce phénomène se retrouve dans d'autres pays plus ou moins éloignés comme l'Italie, le Danemark, ou la Nouvelle-Zélande, et suppose donc la chute d'une énorme météorite. Les bouleversements des conditions climatiques qu'aurait engendrés celle-ci, auraient amené certains chercheurs à penser qu'elle aurait provoqué, entre autres, la disparition des dinosaures. Ces modifications importantes ont incité les géologues du XIXème siècle à la déterminer comme la limite entre l'ère secondaire et l'ère tertiaire.

***Iridium: Elément chimique de numéro atomique 77 de masse atomique 192.22 (Ir), analogue au platine. C'est aussi un petit métal blanc grisâtre insoluble dans les acides et qui fond à 2443°C


La prévention

Prévention des risques:


¤ Il existe plusieurs moyens d'éviter que les météorites s'écrasent sur Terre. En effet, il y a tout d'abord, la solution qui consisterait à faire exploser une charge nucléaire à la surface d'un objet menaçant: c'est donc l'explosion atomique. Mais cette solution est encore plus dangereuse que l'astéroïde intact car elle pourrait le diviser en plusieurs morceaux.
Une autre solution est possible, celle de l'impact cinétique. Elle consiste à envoyer un projectile non explosif qui percutera l'astre et pourra donc faire évoluer son orbite. Cependant cette méthode n'est pas définitive car elle ne permet pas de le détruire mais seulement de retarder sa chute sur Terre de quelques années.
On compte aussi le tracteur gravitationnel qui consiste à placer prés de l'astéroïde un vaisseau massif pour le dévier par l'effet de l'attraction gravitationnelle.
Et pour finir, l'onde de choc atomique. D'après la NASA, l'onde de choc d'une explosion nucléaire déclenchée à distance d'un corps de grande taille serait 10 à 100 fois plus efficace que toute autre méthode pour dévier une trajectoire dangereuse.


¤ Les chutes de météorites provoquent des risques plus ou moins dangereux. Richard Binzel a conçu pour cela une échelle de risques, nommée "échelle de Turin" qui à été adaptée par l'Union astronomique internationale en 1999.
Cette échelle est graduée de 0 à 10 et fait part des différents degrés de risque.


Echelle de Turin


¤ Aucun danger:

- - - 0: La probabilité d'une collision est considérée comme nulle. Actuellement, les 136 objets identifiés comme dangers potentiels sont tous classés à ce niveau.



¤ Normal:

- - - 1: Une découverte ordinaire dont le paysage près de la Terre ne pose aucun risque inhabituel. De nouvelles observations le rétrograderont probablement au niveau 0.


¤ Mérite l'attention des astronautes:

- - - 2: Une découverte ne laisse pas présager de passage inhabituellement proche de la Terre. Pas de raison d'informer le public.

- - - 3: Un passage proche de la Terre avec une probabilité de collision de l'ordre de 1% pouvant déboucher sur des destructions localisées.

- - - 4: Un passage proche de la Terre avec une probabilité de collision de 1% ou plus, pouvant conduire à des dégâts à l'échelle régionale.



¤ Menace:

- - - 5: Un passage proche posant une menace sérieuse, mais encore incertaine, de dévastation régionale. Alerte si le risque est dans moins de 10 ans.

- - - 6: Un passage proche d'un grand objet posant une menace sérieuse, mais toujours incertaine, de catastrophe globale. Alerte si le risque est dans moins de 30 ans.

- - - 7: Un passage très proche d'un grand objet, qui pose une menace sans précédent, mais toujours incertaine, de catastrophe globale. Mise sur pied de plans d'urgence.



¤ Collision certaine:

- - - 8: La collision peut déclencher des destructions localisées ou provoquer un tsunami. De tels évènements arrivent en moyenne une fois tous les 50 à 1 000 ans.

- - - 9: La collision peut déboucher sur des dévastations régionales sans précédent ou un tsunami majeur. Fréquence: une fois tous les 10 000 à 100 000 ans.

- - - 10: Qu'elle touche la Terre ou les océans, la collision est capable de conduire à un changement climatique global qui peut menacer l'avenir de la civilisation.





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... Elle crée la situation dans laquelle une météorite serait fatale pour la Terre.









¤ Risque d'impact selon la taille.


Si un astre est inférieur à 10 mètres, il se désintégrera dans l'atmosphère. Quant à la fréquence d'impact, elle est d'environ 200 fois par an.
En revanche, si la taille est de 10 à 100 mètres, cela pourrait être à l'origine de la destruction d'une ville ou provoquer un raz-de-marée.
Par contre, si sa taille atteint 100 mètres, voire même 1 kilomètre, une énorme perte humaine sera provoquée: environ 5 millions à 100 millions de morts.Cette chute arrive une fois tous les 5 000 à 30 000 ans.
Cependant, si la taille du corps est supérieure à 5 kilomètres, on peut parler de catastrophe globale, car cela serait la disparition de l'humanité.

Conclusion



Toute taille de météorite peut donc s'écraser sur Terre, créant des dégâts plus ou moins importants. Il existe des moyens différents de détection. Cependant les astéroïdes de petites tailles sont plus inquiétantes pour les astronautes car leur fréquence est plus dense, et ils sont détectables moins facilement. Un solide de 140 mètres de diamètre pourrait être équivalent à la destruction d'une région comme Midi-Pyrénées.

Les caractéristiques des chutes étant très variées (par la taille, les dégâts, la fréquence de chutes, l'alerte de la population,...) l'échelle de Turin a était créée de façon à pouvoir classer chaque situation. Et des moyens de destruction ou de variation de la trajectoire ont été mis en place pour écarter le danger (l'explosion atomique, l'impact cinétique, l'onde de choc atomique ou le tracteur gravitationnel).

Cependant il n'est pas rare que des météorites, ou poussières de météorites ( c'est à dire inférieur à 1g) tombent sur Terre. Pour des météorites de poids supérieur, les dégâts à l'échelle humaine restent relativement faible (dommage matériel ou corporel) alors qu'à l'échelle terrestre, cela peut conduire à la modification voire même à la destruction de la vie sur Terre.