LE SOLEIL DANS LES CONSTELLATIONS ZODIACALES

ET ASTRONOMIQUES

DE CHEZ PGJ ASTRONOMIE

Constellations zodiacales

 

 

Constellations zodiacales

 

Si les astrologues considèrent qu'il existe 12 constellations dites zodiacales, chacune de 30°, traversées régulièrement par le Soleil, la Lune et les planètes visibles à l'oeil nu, la réalité est tout autre.

 

 

Les constellations, issues de l'imagination des hommes, sont des alignements apparents d'étoiles formant des figures facilement reconnaissables, créées dans le but de repérer et de désigner plus commodément les étoiles.

 

Selon les pays, ces rassemblements d'étoiles dans une même partie du ciel ont reçu des noms de héros, d'animaux ou d'objets associés à des mythes ou légendes, variant d'une culture à l'autre.

 

La nomenclature actuelle s'inspire largement de la mythologie grecque. La carte de l'hémisphère céleste boréal est fondée principalement sur celle établie au IIè siècle par l'astronome grec Claude Ptolémée (vers 100-vers 170), lequel répertoria 48 constellations. Les plus anciennes constellations ont été créées par les anciens Sumériens, Babyloniens, et autres habitants de la Mésopotamie. Ces constellations, ainsi que d'autres en provenance de l'ancienne Egypte, furent adoptées par les Grecs qui complétèrent le catalogue. Aratus de Soli dans son poème Phaenomena présenta au IIIè siècle avant notre ère une description poétique des constellations de la mythologie grecque, laquelle servira de base aux travaux de l'astronome grec Ptolémée.

 

Les constellations australes, en revanche, sont d'origine beaucoup plus récente, élaborées au rythme des expéditions menées dans l'hémisphère sud.

 

Vers la fin du XVIème siècle, deux navigateurs hollandais, Pieter Dirckszoon Keyser et Frederick de Houtman, proposèrent douze nouvelles constellations visibles dans le ciel austral. Ces nouvelles constellations, portant principalement des noms d'animaux découverts aux fils des expéditions, furent adoptées et incluses dans l'atlas céleste Uranometria de Johann Bayer (1572-1625) datant de 1603, le premier atlas céleste imprimé.

 

Sept constellations furent introduites par Johannes Havelke dit Hevelius (1611-1687) dans le ciel boréal de son catalogue Uranographia(1690) pour combler principalement des espaces vides. Jacob Bartsch (1600-1633), gendre de Kepler, réalisa en 1624 un planisphère (Usus astronomicus planisphaerum argentinae) où apparaissaient huit nouvelles constellations. Quatre d'entre-elles furent conservées et reprises par Hevelius sur son atlas.

 

L'abbé Nicolas Louis de La Caille (1713-1762) au XVIIIè siècle ajouta quatorze nouvelles constellations visibles depuis l'hémisphère sud, la plupart portant des noms d'instruments scientifiques ou relatifs aux beaux-arts.

 

A la fin du XIXè siècle, on comptait plus d'une centaine de constellations dont les limites n'étaient cependant pas unanimement reconnues. Aussi, l'Union Astronomique Internationale a procédé à partir de 1922 à une révision des constellations. Suivant une suggestion de l'astronome belge E. Delporte, de l’Observatoire Royal de Belgique, il a été décidé en 1927 de substituer aux délimitations imaginaires antérieures des arcs de parallèles et de méridiens.

 

La sectorisation du ciel définitive du ciel, basée sur l'Atlas officiel des constellations de Delportea été arrêtée en 1930 par l'Union Astronomique Internationale.

 

Depuis lors, l'ensemble du ciel est divisé très précisément en 88 constellations comprenant chacune, outre les anciennes figures ayant servi initialement à leur donner un nom, une région du ciel conventionnellement délimitée.

 

 

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Si les constellations aident efficacement à se repérer rapidement dans le ciel, ces figures ne sont basées que sur des regroupements apparents d'étoiles situées à des distances différentes de la Terre et se déplaçant dans des directions également différentes. Aussi, l'aspect des constellations change avec le temps. L'aspect du ciel de l'homme des cavernes n'est pas le même qu'aujourd'hui.

 

Par exemple, la constellation de Cassiopée, un regroupement composée de cinq étoiles principales de luminosité assez comparable et que l'on identifie facilement dans le ciel de l'hémisphère nord grâce à la position relative des étoiles qui semblent dessiner un "W" caractéristique, n'est rien d'autre qu'une aide au repérage d'une région du ciel.

 

Les étoiles qui nous servent à dessiner le célèbre "W", comme la plupart les étoiles qui composent les autres constellations, n'ont pas de liens réels entre elles. Si l'on suit l'ordre du "W" de gauche à droite, ces cinq étoiles sont situées respectivement à environ 442, 100, 613, 229 et 54.5 années-lumière de la Terre.

 

 

Année-lumière : distance que parcourt la lumière en une année, soit 9.460.536 millions de km

 

 

Les étoiles qui composent la célèbre constellation de Cassiopée sont à des distances différentes de la Terre.

Comme toutes les constellations, le célèbre "W" n'est qu'un effet de perspective.

 

Les constellations correspondent tout simplement à un effet de perspective.

 

 

Le Zodiaque (du grec dzôdiakos, de zôon, être vivant) est une bande arbitrairement dessinée dès l'Antiquité qui s'étend sur environ 8,5° de latitude de part et d'autre de l'écliptique (le plan de l'orbite terrestre autour du Soleil). Cette bande contient approximativement les trajectoires apparentes de toutes les astres mobiles connus (Soleil, Lune, Mercure, Mars, Jupiter et Saturne) par les astronomes des civilisations anciennes.

 

Le zodiaque est divisé dès l'Antiquité en douze signes, qui s'étendent chacun sur 30° de longitude : les douze signes du zodiaque, portant les noms des constellations avec lesquelles ils coïncidaient il y a environ 2.000 ans.

 

Aries

Taurus

Gemini

Cancer

Constellations - Johann Bayer, Uranometria (1603)

 

En effet à l'époque, le passage du Soleil par le point vernal (équinoxe de printemps) coïncidait avec son entrée dans le signe qui comprenait la constellation du Bélier. Mais par suite du phénomène de précession des équinoxes, le point vernal rétrograde sur l'écliptique d'environ 0,013 965° par an, soit de 1° tous les 71,6 ans, 30° tous les 2.150 ans et 360° tous les 25.800 ans.

 

 

Point Vernal : Point de la sphère céleste à l'intersection du plan équatorial et du plan de l'écliptique où le Soleil passe le 21 mars dans sa phase ascendante.

 

Précession : Mouvement conique très lent de l'axe de rotation de la Terre dû à l'attraction gravitationnelle du Soleil et de la Lune.

 

 

De nos jours, à l'équinoxe de printemps (21 Mars), le Soleil a dépassé le milieu de la constellation des Poissons tandis que les astrologues placent toujours le point de départ dans le Bélier : il existe donc un décalage d'environ une constellation (parfois plus) entre les signes du zodiaque et les constellations correspondantes. Ainsi, pour un astrologue, une personne née le 24 octobre 2006 est dite née sous le signe du Scorpion, alors qu'en réalité ce jour là le Soleil est encore dans la constellation de la Vierge jusqu'au 31 Octobre, date d'entrée dans la constellation de la Balance. Et c'est seulement le 23 Novembre que le Soleil abordera réellement la constellation du Scorpion.

 

Leo

Virgo

Libra

Scorpius

Constellations - Johann Bayer, Uranometria (1603)

 

Les constellations ont une longueur inégale en longitude. En conséquence, vu de la Terre, le Soleil ne reste pas un nombre égal de jours dans chaque constellation. Si Soleil met 44 jours pour traverser la Vierge, ou encore 38 pour sortir de la constellation du Lion, il ne met que 7 jours pour traverser la constellation du Scorpion.

 

Date d'entrée du Soleil

dans la constellation

Constellations

astronomiques

Durée en jours

Date des

signes astrologiques

Constellations du Zodiaque

des astrologues

21 Juin 2006

Gémeaux 

29

22 Juin 2006

Cancer

20 Juillet

Cancer

21

23 Juillet

Lion

10 Août

Lion

38

23 Août

Vierge

17 Septembre

Vierge

44

23 Septembre

Balance

31 Octobre

Balance

23

23 Octobre

Scorpion

23 Novembre

Scorpion

7

23 Novembre

Sagittaire

30 Novembre

Ophiucus

18

-

-

18 Décembre

Sagittaire

33

22 Décembre

Capricorne

20 Janvier 2007

Capricorne

27

21 Janvier 2007

Verseau

16 Février

Verseau

24

20 Février

Poissons

12 Mars

Poissons

38

21 Mars

Bélier

19 Avril

Bélier

25

21 Avril

Taureau

14 Mai

Taureau

38

22 Mai

Gémeaux

 

 

 

D'autre part, les constellations du Zodiaque sont en réalité au nombre de 13.

 

Bélier (Aries), Taureau (Taurus), Gémeaux (Gemini), Cancer (Cancer), Lion (Leo), Vierge (Virgo), Balance (Libra), Scorpion (Scorpius), Ophiuchus (Ophiuchus, dénommée également Serpentaire), Sagittaire (Sagittarius), Capricorne (Capricornus), Verseau (Aquarius), Poissons (Pisces), sont successivement traversées par le Soleil au cours de l'année dans son mouvement apparent dans le ciel.

 

Ophiuchus

Constellations - Johann Bayer, Uranometria (1603)

 

Ophiuchus, parfois orthographiée Ophiucus, appelée aussi le Serpentaire (Serpentarius) et répertoriée avec 47 autres constellations par Ptolémée dans son Almagesten'a jamais appartenue aux constellations du zodiaque et est restée ignorée des astrologues, bien que l'écliptique la traverse sur une longueur trois fois plus grande que le Scorpion qui lui est adjacente.

 

Sagittarius

Capricornus

Aquarius

Pisces

Constellations - Johann Bayer, Uranometria (1603)

 

 

 

Les limites de certaines constellations non zodiacales passent parfois tellement près de l'écliptique que les planètes ou même la Lune peuvent très bien être vues depuis la Terre dans les constellations suivantes : Baleine (Cetus), Cocher (Auriga), Corbeau (Corvus), Coupe (Crater), Ecu de Sobieski (Scutum), Hydre femelle (Hydra), Orion (Orion), Pégase (Pegasus), Petit Chien (Canis Minor), Serpent (Serpens), Sextant (Sextans).

 

C'est également le cas pour les planètes découvertes plus récemment et visibles au moyen d'instruments astronomiques comme Uranus (découverte en 1781) et Neptune(découverte en 1846).

 

Pluton, découverte seulement en 1930 et considérée comme une planète jusqu'au 24 Août 2006 mais depuis comme une "planète naine", a une orbite fortement inclinée de 17,2° par rapport à l'écliptique. De ce fait, les constellations susceptibles de recevoir la visite de Pluton sont bien plus nombreuses, puisque la bande centrée sur l'écliptique et comprenant les constellations susceptibles de l'accueillir devrait avoir en toute logique une largeur de 34,4° au lieu des 17° de la bande zodiacale dite "traditionnelle".

 

Iris (auparavant connu sous la dénomination de 2003 UB 313), un objet plus gros que Pluton découvert le 21 Octobre 2003, et qui a désormais droit au statut de "planète naine" au même titre que Pluton et Cérès, se déplace sur une orbite fortement inclinée de 44 degrés par rapport au plan de l'écliptique.

 

 

Pour en savoir plus...

 

L'ASTROLOGIE: UNE FAUSSE SCIENCE, UNE VRAIE SUPERSTITION

 

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ASTROLOGIE / ASTRONOMIE

 

Les Constellations disparues

 

Anciens noms de constellations

 

John Flamsteed: ATLAS COELESTIS (1753)

 

Johann Hevelius: URANOGRAPHIA (1690)

 

Johann Bayer. Uranometria, 1603

 

The Stories of the Constellations

  

 

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Contact : Gilbert Javaux