"Voyager 2 a détecté une augmentation des rayons cosmiques provenant de l'extérieur du système solaire". Ce qui constitue un des trois signes permettant de prouver que la sonde est sortie de la limite d'influence du soleil (ou héliosphère). Les deux autres indices étant la disparition progressive des particules chargées provenant du champ magnétique émis par le soleil, et un brutal changement d'orientation du champ magnétique.

Cette augmentation de la quantité de rayons cosmiques a été constatée depuis août 2018. Elle a augmenté de 5% entre le début et la fin du mois chiffre la Nasa. Toutefois, Voyager 2 ne suit pas un plan de vol identique à celui de Voyager 1. La sonde se trouve à son tour aux confins de l'héliosphère, mais dans une région différente de celle qu'avait traversée la première sonde. Il est donc peu probable que les données transmises par les deux sondes suivent une chronologie strictement identique. De plus, rappelle la Nasa, la frontière de l'héliosphère n'est pas figée dans le temps et l'espace. Elle évolue en fonction des cycles d'activité de notre étoile. 

Lancée en 1977, la sonde Voyager 2 s'éloigne du soleil à la vitesse de 17 km par seconde. La sonde évolue à 17,7 milliards de km de nous. Soit 4 milliards de moins que la pionnière Voyager 1. Les positions des deux sondes par rapport à la terre et au soleil sont consultables en direct et en temps réel sur ce site de l'agence spatiale américaine. (voir article science et avenir/espace/systeme solaire)

 

Jean-Pierre DEFAIX: j'ajoute que le Système Solaire ne s'arrète pas à la limite indiquée ci-dessus. On considère qu'un Système est fini quand il n'y a plus d'influence gravitationnelle. Or notre Système a comme dernière frontière le Nuage de Oort cet espace qui contient les comètes. Donc ensuite le Système se termine et le Rayon serait de 2 à 3 AL du Soleil jusqu'au bout de ce "nuage" qui n'est peut être pas le bout du Système.

 

voyager2