LES ASTRONEWS de planetastronomy.com:

Mise à jour : 12 Mai 2015        

 

Conférences et Evènements : Calendrier   .............. Rapport et CR

Astronews précédentes : ICI        dossiers à télécharger par ftp : ICI

ARCHIVES DES ASTRONEWS : clic sur le sujet désiré :

Astrophysique/cosmologie ; Spécial Mars ; Terre/Lune ; Système solaire ; Astronautique/conq spatiale ; 3D/divers ; Histoire astro /Instruments ; Observations ; Soleil ;Étoiles/Galaxies ; Livres/Magazines ; Jeunes /Scolaires

Sommaire de ce numéro :  

Un nouveau regard sur les galaxies : CR de la conf SAF de P.A. Duc du 8 Avril 2015. (12/05/2015)

La mission Euclid: CR de la conf IAP de Y Mellier du 7 Avril 2015. (12/05/2015)

Cosmologie : Le mystère du point froid du CMB résolu ! (12/05/2015)

Téléportation quantique : On progresse, atome par atome…. (12/05/2015)

Rosetta :.67P ne possède pas de champ magnétique. (12/05/2015)

Rosetta : De nombreuses images de la Navcam disponibles pour tous ! (12/05/2015)

New Horizons : On s’approche de plus en plus. (12/05/2015)

Dawn :.Les spots brillants de Cérès en vue. (12/05/2015)

La matière noire : Et si elle n’était pas si noire que cela ? (12/05/2015)

Space X : De nombreux lancements, un avec tentative de récupération du 1er étage. (12/05/2015)

Space X : Un test parfait de la procédure d’urgence (abort) de la capsule Dragon. (12/05/2015)

L’ESO : Premier spectre d'une exoplanète dans le domaine visible (12/05/2015)

Messenger : .Ça y est, Messenger a impacté Mercure. (12/05/2015)

Messenger : Des traces d’un ancien champ magnétique sur Mercure. (12/05/2015)

JWST :.La facture devient de plus en plus lourde ! (12/05/2015)

Hubble :.Il découvre un énorme halo autour de la galaxie d’Andromède. (12/05/2015)

Livre conseillé :..Ulugh Beg, l’astronome de Samarcande par JP Luminet. (12/05/2015)

Livre conseillé :.Einstein à la plage par M. Lachièze Rey chez Dunod. (12/05/2015)

 

 

 

 

 

 

COSMOLOGIE : LE MYSTÈRE DU POINT FROID DU CMB RÉSOLU! (12/05/2015)

 

 

Vous vous rappelez certainement lors de la présentation des résultats intermédiaires de Planck qu’on avait noté la présence d’une zone « bizarre » dans l’hémisphère Sud (entourée en blanc).

C’est une région déjà identifiée par les cosmologistes, très froide et plus grande qu’attendue.

 

Cette région se trouve dans la constellation Eridanus.

 

Il semble bien que l’on ait trouvé l’explication, ou du moins les astronomes de l’Institute for Astronomy (IfA) d’Hawaï.

 

Ils viennent en effet de découvrir la plus grande structure connue dans l’Univers qui ait laissé son empreinte dans le bruit de fond cosmologique (CMB).

 

 

La zone du point froid (cold spot) dans l’hémisphère galactique Sud pointe la région Eridanus. On a inséré en haut à gauche, la vue de PS1 de cet endroit, avec l’échelle de 1 milliard (billion en anglais) d’al. Au centre la vue du satellite Planck. Le diamètre angulaire de ce point froid dépasse 30° (cercle blanc). On a aussi figuré les tailles respectives de la galaxie d’Andromède et de la Lune.

Crédit G. Kranicz (Image) et Planck Collaboration.

 

En 2004, les astronomes en examinant cette carte du CMB découvrent cette tache froide bien trop grande pour être en accord avec la théorie du Big Bang ; elle était trop étendue et trop froide et brisait un peu l’homogénéité de l’ensemble.

Le Dr Istvan Szapudi de l’IfA pense avoir trouvé l’explication. Si cette structure a pour origine le BB lui-même, elle ne peut être facilement expliquée ; par contre si elle est causée par quelque chose située devant nous au premier plan, ce serait le signe de la présence d’une extrême distribution de masse relativement rare.

Le Dr Szapudi et ses collègues venaient de découvrir un énorme « super vide » de 1,8 milliards d’années lumière de long dans lequel la densité de galaxies est plus faible que d’habitude. Ce super vide est relativement proche de nous, il est situé à une distance approximative de 3 milliards d’années lumière.

Il est très improbable que le point froid et le super vide situés au même endroit du ciel soit une coïncidence, néanmoins des recherches continuent, notamment en se servant bientôt des télescopes du Chili.

 

Cette découverte a été rendue possible grâce à la combinaison des télescopes Pan-STARRS1 (PS1) d’Hawaï dans le visible et du télescope spatial Wide Field Survey Explorer (WISE) de la NASA dans l’infra rouge pour estimer distance et position.

 

Une image pour comprendre ce phénomène, elle nous est fournie par l’IfA :

Supposons qu’un vide contenant très peu de matière se trouve entre nous (l’Observateur) et le CMB ; imaginons ce vide analogue à une colline. Lorsque la lumière pénètre ce vide, elle doit alors grimper la colline.

Si l’Univers ne subissait pas une accélération de l’expansion, ce vide n’évoluerait pas énormément, la lumière redescendrait de la colline ; mais avec l’accélération de l’expansion, cette « colline » est étirée lorsque la lumière la traverse. Quand elle redescend la colline, celle-ci devient plus plate que lors de l’entrée, la lumière ne peut pas regagner toute l’énergie qu’elle avait à l’entrée, elle quitte la colline avec moins d’énergie et donc une longueur d’onde plus grande, c’est-à-dire une température plus faible.

 

Cet effet de traverse ce vide s’appelle l’effet Sachs-Wolfe (en anglais Integrated Sachs-Wolfe ISW)

 

Cette étude a aussi été publiée sur le Net dans les rapports mensuels de la Royal Astronomical Society (RAS).

 

Il faut signaler que d’autres hypothèses ont aussi été envisagées de la plus simple : erreurs de mesure à la plus exotique : influence d’un Multivers…

 

Il reste quand même une question : comment ce vide s’est-il créé ?

 

 

POUR ALLER PLUS LOIN :

 

Detection of a supervoid aligned with the cold spot of the cosmic microwave background par la RAS.

 

Astronomers discover largest known structure in the universe is ... a big hole article du Guardian.

 

La plus grande structure de l'univers vient d'être découverte... c'est un vide géant de slate.fr

 

 

 

 

TÉLÉPORTATION QUANTIQUE : ON PROGRESSE, ATOME PAR ATOME….. (12/05/2015)

 

Il semble que l’on ait franchi un grand pas dans le domaine de l’intrication quantique (quantum entanglement en anglais), ce sont des scientifiques du MIT et de l’Université de Belgrade qui l’ont franchi. Ils publient dans Nature leur résultat.

 

Rappelons ce que sont des particules intriquées ; ce sont des particules pour lesquelles la connaissance des propriétés de l'une induit instantanément celles de l'autre, quelque soit leur position dans l'espace. Les particules semblent garder un lien de communication entre elles. Comme une sorte de lien mystérieux entre elles.

Einstein était persuadé que ce n’était pas possible (le fameux débat EPR de 1935) mais il avait tort.

 

Ces scientifiques ont réussi à intriquer (enchevêtrer) 3000 atomes grâce à une impulsion Laser d’un seul photon, c’est-à-dire que l’on a changé certaines caractéristiques de 3000 atomes avec un seul photon, la dernière expérience était basée sur 100 atomes.

C’est une application qui pourrait avoir des conséquences pour la fabrication de futures horloges atomiques, celles-ci sont basées sur les oscillations d’atomes par un Laser et plus vous avez d’atomes, plus la précision est grande. On voit l’intérêt.

 

Quel est le lien avec la télétransportation, le fameux « Beam me up Scotty » du Capitaine Kirk) ?

 

On peut dire que l'intrication quantique permet de copier à distance les propriétés d'une particule sur une autre; c'est le premier pas vers la téléportation!

 

Et on a fait du progrès de ce côté-là.

 

Des tests ont été menés dans les Iles Canaries, le physicien Anton Zeilinger a téléporté une douzaine de particules entre les deux îles, La Palma et Tenerife distantes de 143km.

Il fabrique une paire de photons intriqués et il en envoie un des deux de La Palma à Tenerife avec un Laser.

Il utilise maintenant un troisième photon qu’il veut téléporter et le fait interagir à La Palma.

 

Sur l’Ile de Tenerife, le photon précédemment téléporté acquiert immédiatement la propriété du troisième photon de La Palma sans avoir été transporté physiquement sur cette distance.

 

C’est une copie identique de ce troisième photon que l’on a obtenue. Comme si il avait été téléporté !!! Les scientifiques sont donc parvenus à transférer les propriétés physiques d’une particule (un photon ici) par téléportation quantique.

 

Le professeur Nicolas Gisin de l’Université de Genève travaille aussi sur ces problèmes, qui avait réussi lui aussi une telle téléportation mais sur seulement 25km.

 

On est loin de téléporter des êtres humains comme dans Star Treck (photo) mais on cherche…

 

 

 

 

Mais est-ce de la science fiction ?

 

Justement si les interactions entre la science, la fiction et le cinéma vous intéressent, je vous invite à assister à la prochaine conférence mensuelle de la SAF le mercredi 10 Juin à 19H (ouverture des portes 18H30).

L’astrophysicien du CEA et écrivain de vulgarisation, Roland Lehoucq nous parlera du thème suivant :

Peut-on parler d’astrophysique grâce à la science fiction ?

Les œuvres de SF regorgent de références à l’astronomie et à l’astrophysique.

Le conférencier s’attachera à nous amuser avec les sciences dérivées de Tintin, Star Wars, Avatar et Interstellar.

 

Entrée libre mais il faut s’inscrire par Internet à : http://www.planetastronomy.com/special/SAF/conf-mens.htm

 

 

 

POUR ALLER PLUS LOIN :

 

Paradoxe EPR, états imbriques, décohérence Par PHILIPPE GRANGIER Physicien, Institut d'Optique Orsay.

 

La Téléportation quantique et l’Intrication : comment ça marche ?

 

Record de distance battu pour la téléportation quantique : 143 km par Futura Sciences.

 

Une téléportation réussie sur 25 km de distance par Sciences et Avenir.

 

Teleportation – from fiction to reality

 

 

 

 

 

 

ROSETTA:.67P NE POSSÈDE PAS DE CHAMP MAGNÉTIQUE. (12/05/2015)

 

Les mesures effectuées par Rosetta et Philae durant son atterrissage (en fait son survol avant atterrissage) confirment que le noyau de la comète 67P/Churyumov-Gerasimenko ne possède pas de champ magnétique.

 

Ce sont les instruments Rosetta Plasma Consortium fluxgate magnetometer (RPC-MAG) de l’orbiteur et Rosetta Lander Magnetometer and Plasma Monitor (ROMAP) de l’atterrisseur qui ont effectué les mesures.

 

Il était important de le savoir, car dans la matière restante de la formation du système solaire se trouvait notamment une proportion appréciable de Fer et on aimerait connaître le rôle joué par les champs magnétiques à l’origine. On sait que l’on trouve des grains de matériau magnétique dans les météorites témoin de leur présence au début de la formation du Système solaire.

Certains pensaient que ces champs pouvaient jouer un rôle pour commencer à accréter la matière en plus grands ensembles.

Mais l’évolution vers des ensembles de plus en plus grands posaient des problèmes de compréhension.

Comment cela évoluait-il quand la gravité prenait le dessus ?

On se demandait si l’accrétion de particules magnétiques donnait naissance à des objets magnétiques plus gros.

 

Comme les comètes contiennent la matière la plus originelle du système solaire, elles sont un objet d’étude naturel pour savoir si elles sont restées magnétiques. Mais il a toujours été difficile de mesurer le champ magnétique d’une comète lors des passages rapides des missions précédentes. Là, avec 67P, on est en orbite, et c’est le gros avantage.

 

 

ROMAP a d’ailleurs été capable de détecter le touchdown de Philae, car lors de ce contact des instruments (antennes..) furent déployés.

De même il a pu déterminer l’orientation de l’atterrisseur lors des différents contacts.

Ces informations combinées avec celles de l’expérience CONSERT ont permis de tracer exactement le chemin qu’a suivi Philae avant de se bloquer définitivement dans une crevasse (maintenant dénommée Abydos !).

On peut voir le parcours du premier au deuxième contact sur le relevé suivant.

 

Crédit : ESA/Data: Auster et al. (2015)/ ESA/ATG medialab

 

 

 

Les 3 touchdowns ont permis d’effectuer des mesures pendant les survols en 4 points différents, Hans-Ulrich Auster co-PI de ROMAP s’en réjouit, il vient d’ailleurs de présenter ces résultats à l’Assemblée Générale de l’EGU (European Geosciences Union) à Vienne.

 

ROMAP a effectivement mesuré un champ magnétique pendant toutes les séquences d’atterrissage, mais la force du signal ne dépendait pas de l’altitude ou de la position au dessus de la surface, ce qui est une preuve que ce n’est pas le noyau qui est responsable de ces effets. Si la comète était magnétique on aurait vu des augmentations lors des rapprochements de la surface, mais ce n’était pas le cas. En fait ce que l’on a mesuré provenait…du champ magnétique du vent solaire.

 

Il semble donc peu probable que les champs magnétiques aient joué un quelconque rôle dans l’agrégation des corps de dimension supérieure au mètre pouvant donner lieu ensuite à des corps plus gros.

 

 

De plus l’instrument COSIMA a recueilli plus de 10.000 grains de poussières sur une dizaine de plaques témoin de 1cm2 chacune, COSIMA possède 74 de ces plaquettes.

On voit une plaquette sur cette image et certains scientifiques ont même donné un nom ( !!) aux différents grains.

Chaque grain (supérieur à 10 microns) est ensuite analysé à l’aide d’un spectromètre.

 

 

 

POUR ALLER PLUS LOIN

 

Le survol vu par le CNES.

 

Le dossier Rosetta sur ce site.

 

 

 

 

 

ROSETTA :.DE NOMBREUSES IMAGES DE LA NAVCAM DISPONIBLES POUR TOUS. (12/05/2015)

 

Rosetta s’éloigne maintenant du noyau de la comète, et la Navcam nous donne à voir des photos des éjections de matière de plus en plus fréquentes lorsque l’on s’approche du Soleil.

 

 

 

Voici une photo prise le 15 Avril 2015 d’une distance de 165km, on distingue nettement les éjections surtout dans la région du cou.

 

On peut repérer les différentes régions de la comète sur cette image annotée par l’ESA.

 

 

Crédit image : ESA/Rosetta/NAVCAM – CC BY-SA IGO 3.0

 

 

 

Une autre photo a été prise quelques jours après, le 20 Avril, sous un autre angle de vue.

 

 

On peut comparer avec des photos prises par Osiris un peu plus tôt. Notamment celle-ci oùon voit un jet se former.

 

 

 

 

 

À partir d’aujourd’hui, l’ESA met en ligne la totalité des photos de la Navcam qui peuvent accessibles dans leur système d’archives. Ce sont celles (1297 images) prises entre le 1er Août et le 23 Septembre 2014, c’est-à-dire la phase d’approche de la comète.

 

À partir de la fin Mai, de nouvelles images plus détaillées encore seront disponibles et couvriront les mois d’Octobre et de Novembre 2014, marquant la transition des orbites à 30km vers celles à 10km. Elles couvriront aussi la période de l’atterrissage.

 

L’équipe de la Navcam nous fournit aussi une petite vidéo montrant les diverses phases d’approches de la comète.

 

 

 

Et Philae ? Malgré les périodes d’écoutes actives, pour le moment rien de Philae, elle n’a probablement pas assez d’énergie, rappelons qu’il lui faut quelquesdizaines de Watts pour nous contacter.

Il faut aussi que sa température soit au dessus de -45°C.

Plus on s’approche du Soleil et plus on a une chance qu’elle se réveille.

 

 

Remarque : Pour les Parisiens, une maquette grandeur nature de Philae et une maquette à plus petite échelle de la comète se trouve exposées pour le publicsur les Champs Élysées au niveau du Grand Palais jusqu’au 25 Mai.

 

 

POUR ALLER PLUS LOIN

 

 

Le survol vu par le CNES.

 

Le dossier Rosetta sur ce site.

 

 

 

 

 

DAWN :.LES SPOTS BRILLANTS DE CÉRÈS EN VUE (12/05/2015)

Image crédit: toutes images : NASA/JPL-Caltech/UCLA/MPS/DLR/IDA

 

 

De nouvelles images datant de début avril 2015, montrent la région polaire Nord de Cérès prises d’une distance de 33.000km.

 

L’angle assez bas des rayons du Soleil donne un aspect lunaire à cette mini planète. Mais les images deviendront meilleures dans quelques jours quand l’orbite se rapprochera de Cérès (13500km) pour atteindre même une orbite beaucoup plus basse à partir du 9 mai et du rase mottes en Novembre avec 375km d’altitude ! On pourra alors déployer les détecteurs de neutrons et gamma (GRaND = Gamma Ray and Neutron Detector) afin de cartographier les différents éléments de surface.

 

 

En attendant cette période de mesures, les scientifiques de la mission ont pu créer à partir d’images avec filtres bleu, vert et IR un assemblage en fausse couleur de la planète naine.

On en a fait une carte en couleur (fausse) que l’on peut voir ici.

 

 

Et même un petit film montrant la rotation de Cérès en fausse couleur : https://youtu.be/iaN_zyzzeiQ

 

 

 

 

 

D’autres images proviennent du spectromètre VIR dans le visible et l’IR. On voit ici deux régions de Cérès contenant des points brillants, la rangée du haut vers la zone équatoriale et la rangée du bas étant celle plus au Nord contenant le double spot mystérieux.

Les images de gauche sont dans le visible, celles du milieu en IR et celles de droite en IR thermique accentuant les températures. Plus c’est brillant plus la température est grande). Les images datent du 19 Février 2015.

 

Crédit: NASA/JPL-Caltech/UCLA/ASI/INAF

 

 

 

 

D’ailleurs ce double spot brillant commence à être vu de plus près mais pas encore pour que l’on comprenne vraiment ce que c’est.

Les scientifiques de la mission ont effectué un montage de quelques photos montrant une partie de la rotation de la planète et le double spot apparait vers les dernières séquences.

 

 

En cliquant sur l’image vous verrez l’animation gif correspondante.

Crédit : NASA/JPL-Caltech/UCLA/MPS/DLR/IDA

 

On remarque en plus de ces deux points brillants, que cet objet est énormément cratérisé.

 

À partir du 9 mai Dawn est sur une orbite plus basse, voici les nouvelles images montées en animation gif  dont on vient d’extraire quelques unes :

 

 

On voit, ici, agrandis, les points brillants que l’on croyait deux, mais qui sont en fait plus nombreux.

Crédit: NASA/JPL-Caltech/UCLA/MPS/DLR/IDA / montage par Tom Ruen

 

 

La nature de ces spots est pour le moment inconnue !

 

 

 

POUR ALLER PLUS LOIN :

 

Ceres’ White Spots Multiply in Latest Dawn Photos de Universe Today.

 

Dawn Rises Over Ceres North Pole de Universe Today.

 

Ceres' Bright Spots Come Back Into View du JPL.

 

Settling in at Ceres du JPL

 

 

Dawn blog

 

Où est dawn?

 

Site de la mission au JPL.

 

Site de la mission à la NASA.

 

On peut visualiser sur cette animation l’orbite de DAWN dans notre système solaire lors de ces deux visites d’astéroïdes.

 

Galerie d’images.

 

http://www.jpl.nasa.gov/spaceimages/images/largesize/PIA19185_hires.jpg

 

 

 

 

 

 

LA MATIÈRE NOIRE : ET SI ELLE N’ÉTAIT PAS SI NOIRE QUE CELA ? (12/05/2015)

 

Pour la toute première fois, une interaction autre que gravitationnelle a pu être observée au sein de la matière noire.

Le suivi d'une collision galactique au moyen du VLT de l'ESO et du Télescope Spatial Hubble a effectivement permis de collecter les toutes premières informations concernant la nature de cette mystérieuse composante de l'Univers.

 

Voici le communiqué publié à cette occasion :

 

 

En combinant les données de l'instrument MUSE qui équipe le VLT de l'ESO au Chili aux images acquises par le télescope spatial Hubble, une équipe d'astronomes a pu étudier la collision simultanée de quatre galaxies au sein de l'amas Abell 3827.

Elle a notamment été en mesure de localiser la matière contenue au sein de ce système et de comparer la distribution de matière noire aux positions occupées par les galaxies lumineuses.

 

Étant dotée d'une masse, la matière noire dévie la lumière en provenance des galaxies d'arrière-plan.

Cet effet de lentille gravitationnelle a permis à l'équipe de déterminer sa position, en dépit de son invisibilité.

Par chance, la collision s'est produite juste devant une cinquième galaxie d'arrière-plan, dont la lumière a dû traverser le champ de la collision avant d'atteindre la Terre. La masse de l'amas a sérieusement déformé l'espace-temps, et donc dévié le trajet de la lumière en provenance de la galaxie lointaine.

 

Dans l'état actuel de nos connaissances, il apparaît que toutes les galaxies résident au sein de vastes réservoirs de matière noire. La masse de la matière noire, et donc la gravitation qu'elle engendre, permet à des galaxies telles que la Voie Lactée de conserver leur cohésion, en dépit de leur rotation. A cette fin, 85% de la masse totale de l'Univers doit être constituée de matière noire.

A ce jour, sa vraie nature demeure toutefois mystérieuse.

 

 

C'est en observant la collision entre quatre galaxies que les chercheurs ont découvert l'éloignement progressif d'un réservoir de matière noire par rapport à la galaxie qu'il entoure. La matière noire se situe en effet à quelque 5 000 années-lumière derrière cette galaxie, ce qui représente 50 000 millions de millions de kilomètres.

A titre indicatif, rien moins que 90 millions d'années seraient nécessaires à la sonde Voyager de la NASA pour s'éloigner d'autant de la Voie Lactée.

Photo : image de Hubble de l’amas de galaxies Abell 3827, les structures bleues pâle entourant les galaxies centrales, sont des vues dues à des effets lentilles gravitationnelles d’une galaxie bine plus distante située derrière l’amas. La distribution de matière noire est représentée par des contours bleus. Des observations de la fusion des quatre galaxies centrales ont démontré que la matière noire entourant l'une des galaxies ne suit pas le mouvement de la galaxie elle-même. Ce résultat permet d'envisager la possible existence d'interactions matière noire – matière noire de nature inconnue.      Crédit: ESO/R. Massey

 

 

 

 

Les théories envisagent un possible éloignement de la matière noire et de la galaxie associée. Pour ce faire, il est nécessaire que la matière noire interagisse avec elle-même, même faiblement, au travers de forces distinctes de la gravitation. Jusqu'à présent, personne n'avait encore observé l'existence d'interactions autres que gravitationnelles au sein de la matière noire.

 

Richard Massey de l'Université de Durham, auteur principal de cette étude, avance une première explication : « Nous percevons communément la matière noire comme un objet immobile, voire inerte, qui se contente d'exercer une attraction gravitationnelle sur son environnement proche. Mais le fait qu'elle ait été ralentie durant cette collision pourrait bien constituer la toute première preuve de l'existence d'une physique propre à ce côté obscur - l'Univers caché qui nous entoure. »

 

Les chercheurs soulignent la nécessité de rechercher d'autres causes possibles de ce décalage spatial. De semblables observations d'un plus grand nombre de galaxies, ainsi que des simulations numériques de collisions galactiques, sont ainsi requises.

 

Liliya Williams de l'Université du Minnesota, membre de l'équipe, ajoute : « La façon dont la matière noire interagit gravitationnellement, contribuant à sculpter l'Univers, atteste de son existence. Toutefois, sa véritable nature nous échappe encore. Nos observations suggèrent la possibilité que la matière noire interagisse par le biais d'autres forces que la gravitation. Elles permettent donc d'exclure certaines hypothèses clés concernant sa vraie nature. »

 

Cette conclusion s'inscrit dans la continuité des résultats d'une étude récente menée par cette même équipe.

Au vu de cette étude, qui consistait en l'observation de 72 collisions entre amas galactiques, il est apparu que la matière noire interagissait très peu avec elle-même. Toutefois, le présent travail s'intéresse au mouvement des galaxies individuelles, non à celui des amas de galaxies. Aux dires des chercheurs, il est fort possible que les collisions entre ces galaxies aient duré plus longtemps que les collisions ayant fait l'objet d'une observation dans le cadre de la précédente étude – permettant ainsi aux effets d'une force de frottement – même de faible amplitude – de s'accumuler au fil du temps et d'engendrer un décalage mesurable

 

Considérés simultanément, les résultats issus de ces deux études permettent, pour la toute première fois, « d'encadrer » le comportement de la matière noire.

La matière noire interagit davantage que prévu, mais moins qu'attendu. Massey d'ajouter : « Nous sommes enfin en mesure de délimiter les propriétés de la matière noire – notre connaissance naviguant dans l'une et l'autre direction. »

 

 

 

The behaviour of dark matter associated with 4 bright cluster galaxies in the 10 kpc core of Abell 3827, l’article scientifique.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

NEW HORIZONS :.ON S’APPROCHE DE PLUS EN PLUS ! (12/05/2015)

 

 

On est maintenant (début Mai 2015) à moins de 80 millions de km de Pluton, on distingue parfaitement Pluton et Charon.

La mission nous propose une animation gif du mouvement de ces deux objets.

En cliquant sur l’image vous verrez cette animation.

Elle est basée sur 13 vues réparties sur 6 jours (du 12 au 18 Avril 2015) alors qu’on était à plus de 110 millions de km de la cible. Pluton et Charon tournent autour de leur centre de masse en 6,4 jours. On voit donc une rotation complète.

Photos prises par LORRI (Long Range Reconnaissance Imager)

Dans le coin en bas à droite, on voit le zoom sur Pluton, où l’on commence à distinguer ce qui semble êtreune calotte polaire (probablement de la glace d’azote).

On distingue aussi des variations de couleurs sur la totalité du globe.

 

Crédit: NASA/JHUAPL/SwRI

 

 

 

La sonde américaine New Horizons, lancée le 19 Janvier 2006, a pour objectif principal l’étude de Pluton et son gros satellite Charon, situés vers les 40 UA. Le passage au plus proche se produira le 14 Juillet 2015.

 

Le chemin étant long vers Pluton, le lancement requiert une puissante fusée (Atlas V) qui propulse la sonde à la vitesse pharamineuse de plus de 16km/s, mais cela ne suffira pas, un petit coup de main de Jupiter sera nécessaire en Février 2007, une assistance gravitationnelle (3 à 4 fois plus près que Cassini car il faut aller plus loin) la pousse à 23km/s vers les confins de notre système solaire, raccourcissant ainsi le voyage. En fait elle va atteindre Jupiter en 13 mois, Galileo avait nécessité 6 ans !

 

Pourquoi aller si vite ? On veut arriver avant l’hiver sur Pluton, avant que le peu d’atmosphère ne se condense au sol.

 

 

Pluton est un corps très contrasté au point de vue luminosité, certains endroits sont noirs comme du charbon et d'autres brillants comme de la glace. Son albédo moyen est de 55% et sa couleur apparaît rougeâtre.

 

Pluton est composée principalement de roches et de glace.

Une atmosphère a été découverte sur Pluton par des méthodes d'occultations stellaires, elle est à dominante d'azote. Son atmosphère (très très ténue) a la particularité de s'échapper en "été" (période "relativement" chaude), en effet la faible gravité de Pluton ne peut pas la retenir. Par contre en période froide (qui commence) cette atmosphère a tendance à geler (se condenser).

 

Ce n'est ni une planète terrestre ni une géante gazeuse, on a du mal à la classer, les américains la nomme naine de glace (ice dwarf), faisant partie de la famille des objets de Kuiper.

 

En effet, Pluton et Charon se trouvent dans la fameuse 3ème zone du système solaire : la ceinture de Kuiper. C'est une zone annulaire du système solaire située au delà de la planète Neptune (et donc qui englobe Pluton), où se trouvent rassemblés des petits corps rocheux, restes de la formation du système solaire. Elle s'étend d’approximativement de 30 UA à 100 UA. Ses "habitants" s'appellent les objets de la ceinture de Kuiper, en anglais, Kuiper Belt Objects ou KBO.

C'est Gérard Kuiper, un astronome américain d'origine hollandais qui a défini ce concept dans les années 1950

Ce n'est qu'à partir des années 1990 qu'on a été capable de découvrir certains de ces objets.

Il y aurait un millier d'objets dont les plus gros sont Pluton, Charon, Quaoar etc..dont l'ensemble des masses seraient inférieures à 1/10 de la masse de la Terre.

 

On doit commencer à se préparer à la rencontre du 14 Juillet, quelques remarques intéressantes sur cette mission :

On arrive très incliné par rapport au plan des satellites de Pluton et on arrive vite, la vitesse relative de la sonde est de 14km/s !

 

 

 

On passe théoriquement à 10.000km de Pluton et à 27.000km de Charon !

 

On doit passer si près car on veut absolument être dans les zones d’occultation avec la Terre des deux corps principaux ;

 

 

La sonde analysera l'environnement pendant 5 mois en étudiant alternativement Pluton, son atmosphère ténue  et ses diverses lunes.

 

 

 

 

 

 

 

Il y a plusieurs phases d’opération avant la rencontre.

 

La phase d’approche (AP 1 à 3) de Janvier 2015 au 13 Juillet 2015

 

La phase de rencontre (NEP) du 13 au 15 juillet 2015 et

 

La phase de départ (DP 1 à 3) à partir du 15 Juillet 2015 jusqu’à Janvier 2016.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

On remarquera aussi que :

  • NH emporte les cendres du découvreur de Pluton : Clyde Tombaugh décédé en 1997 après une très longue vie d’astronome.
  • NH emporte aussi près d’un demi-million de noms de personnes qui en avaient fait la demande (dont votre serviteur bien sûr)
  • Un drapeau américain est aussi à bord
  • Ainsi que le timbre US signalant que Pluton n’a pas encore été exploré.
  • Divers items des états de Floride et du Maryland qui ont participé à la mission.

 

Après le passage de Pluton, il faudra décider quel KBO on va visiter, décision dans quelques semaines.

 

 

ANNONCE : La SAF va faire partager au public l’arrivée de la sonde dans le monde de Pluton ; avec un grand évènement à la Cité des Sciences le mercredi 15 juillet dans l’auditorium. Horaire à définir

 

Alors comme on dit : stay tuned !! On vous tiendra au courant.

 

 

 

 

POUR ALLER PLUS LOIN:

 

NH mission timeline.

 

NASA’s New Horizons Detects Surface Features, Possible Polar Cap on Pluto

 

New Horizons sees surface features on Pluto, begins raw image release; blog d’Emily de la Planetary Society.

 

NASA Pluto photos arrive after 9 year mission

 

 

Tout sur la mission New Horizons sur votre site préféré.

 

 

 

 

 

 

 

 

SPACE X :.DE NOMBREUX LANCEMENTS DONT UN AVEC TENTATIVE DE RÉCUPÉRATION. (12/05/2015)

 

Un printemps très actif pour la société SpaceX, qui a procédé à de nombreux et différents lancements.

 

UNE MISSION VERS L’ISS (CRS-6)

 

 

Une fusée Falcon 9 avec sa capsule Dragon équipée en cargo a été lancée le 14 Avril 2015 du pad 40 de Cap Canaveral.

 

C’est, comme le sigle l’indique, la 6ème mission vers l’ISS, SpaceX a un contrat pour 12 missions vers l’ISS avec la NASA.

 

La charge de ce cargo spatial est de 2000kg et surtout il apporte aux astronautes une…..machine à Expresso très attendue !

 

Lancement parfait, 3 minutes après, le deuxième étage et la capsule Dragon se séparent du premier étage.

 

 

Photo : SpaceX

 

 

 

 

 

 

Le deuxième étage avec son moteur Merlin s’allume pour 7 minutes, afin de mettre Dragon sur la bonne orbite.

 

Photo : Le moteur Merlin du deuxième étage. (SpaceX)

 

Puis Dragon se sépare et commence à déployer ses panneaux solaires.

 

Il lui faudra deux jours et demi pour atteindre l’ISS, ce qui s’est produit le 17 Avril.

 

 

 

Mais cette mission avait un autre but : tester la récupération sur barge du premier étage ; en effet Elon Musk le Président de SpaceX veut absolument réduire les coûts de l’accès à l’espace, il faut donc récupérer le premier étage car cela peut être un facteur de gain très important.

 

 

On se rappelle que le premier essai il y a quelques mois avait échoué de peu.

 

Ce n’est pas encore tout à fait cela aujourd’hui, il s’est effectivement posé sur la barge mais la vitesse latérale était trop importante et la fusée s’est couchée. On fera mieux la prochaine fois.

 

La cause de la panne a été trouvée, une valve a mal fonctionné, prochain essai dans deux mois.

 

Elon Musk a posté quelques photos de ce petit désastre.

 

   

 

 

 

 

 

Voici une vidéo de l’évènement.

 

 

 

 

 

 Autre vidéo sur le lancement seulement : http://www.space.com/29091-spacex-reusable-rocket-dragon-launch.html

 

On peut aussi consulter une vidéo plus longue (15 minutes) : https://youtu.be/E_s_ZxVsCvQ   

 

 

 

 

SpaceX lands its rocket on a barge: Elon Musk confirms Falcon touched down but tipped over in groundbreaking experiment

 

SpaceX Dragon Launches on Science Supply Run to Station, Booster Hard Lands on Barge de nos amis de Universe Today.

 

 

 

LE LANCEMENT D’UN SATELLITE POUR THALES ALENIA SPACE.

 

Le 27 Avril 2015, une fusée Falcon 9 est partie du pad 40 de Cap Canaveral avec à son bord un satellite construit par Thales pour le Turkménistan, la mise à poste a été couronnée de succès.

C’est un satellite de communication qui couvre l’Europe et une partie de l’Asie et de l’Afrique.

 

Son nom : 52E/Monacosat, pourquoi ? Il fait référence à la position où le satellite est stationné : la position orbitale à 52° Est et il est enregistré au nom de la Principauté de Monaco !

 

 

 

Mais le vol le plus important concerne le test de la capsule Dragon et de sa procédure d’urgence (voir plus bas)

 

 

 

 

 

 

SPACE X : UN TEST PARFAIT DE LA PROCÉDURE D’URGENCE DE LA CAPSULE DRAGON. (12/05/2015)

 

Le 6 Mai 2015 la société SpaceX a procédé au test d’évacuation d’urgence (Pad Abort Test dans la terminologie américaine) d’une capsule Dragon pour astronautes. Le test s’est déroulé avec succès et sans astronaute à bord.

 

C’est un test crucial dans le programme de cette société privée, qui veut envoyer ses premiers astronautes dans l’espace en 2017.

 

Ce test qui a duré deux minutes en tout, devait simuler l’évacuation des astronautes en cas de problème au décollage.

La capsule est propulsée par 8 puissants moteurs de chacun 7000kg de poussée.

Ces moteurs sont montés directement sur les côtés de la capsule contrairement aux missions Apollo où ils étaient sur le dessus.

Vitesse maxi atteinte : 500km/h. ils propulsent la capsule à 500m en 5 secondes !

Ce choix a l’avantage d’utiliser les mêmes moteurs fusés pour l’atterrissage à la fin de la mission en cas d’atterrissage sur terre.

Crédit photo : SpaceX.

 

 

 

Le profil typique de cette mission ci-dessous :

 

À T+5sec : la combustion est terminée, la capsule continue sur sa lancée et arrive à 1500m 15sec après le lancement de la procédure.

 

T+21sec : le groupe moteur est largué et la capsule commence une rotation lente avec le bouclier thermique pointé vers le sol.

 

T+25sec : de petits parachutes s’ouvrent

 

T+35sec : les trois parachutes principaux se déploient et ralentissent la rentrée.

 

T+107sec : splashdown dans l’Atlantique à 2200m du pas de tir.

Illustration : SpaceX.

 

 

 

 

Voici quelques photos de ce test :

 

 

   

Séparation du bloc moteur-fusé de la capsule. Les parachutes primaires (drogues) sont déployés pour stabiliser l’ensemble.   Crédit SpaceX

Les parachutes principaux sont déployés, la capsule va amerrir. Crédit NASA.

 

 

La capsule n’était pas entièrement vide, en effet un astronaute un peu spécial était à bord, un mannequin bardé d’électronique, que certains ont baptisée Buster comme dans la célèbre émission TV Mythbusters.

 

Voici une vidéo de ce test :

 

 

https://youtu.be/dsg6WR4BWhw

 

 

 

La suite ? SpaceX va procéder à un test d’évacuation d’urgence en altitude avant d’envoyer une capsule d’astronautes vide vers l’ISS.

 

 

 

POUR ALLER PLUS LOIN :

 

5 things to know about Spacex’s pad abort test par SpaceX.

 

Article du Guardian à ce sujet.

 

Le test vu par la planetary society.

 

 

Les SpaceX news.

 

Photo du montage de la capsule Dragon au sommet du lanceur.

 

Galerie de photos du lancement.

 

 

 

 

 

 

L’ESO :.PREMIER SPECTRE D’UNE EXOPLANÈTE DANS LE DOMAINE VISIBLE. (12/05/2015)

Crédit photo :

 

Des astronomes utilisant le chasseur de planètes HARPS à l’Observatoire de La Silla de l’ESO au Chili ont effectué la toute première détection directe du spectre de lumière visible réfléchie par une exoplanète.

Ces observations ont par ailleurs révélé les propriétés encore inconnues du célèbre objet – la première exoplanète découverte autour d’une étoile ordinaire, 51 Pegasi b.

Les résultats obtenus au moyen de cette technique augurent de belles découvertes qu’effectueront la prochaine génération d’instruments tels ESPRESSO sur le VLT ainsi que les télescopes à venir tel l’E-ELT.

Ces recherches ont impliqué une chercheuse du Laboratoire d'astrophysique de Marseille (CNRS/Aix-Marseille Université) et sont publiées dans la revue Astronomy & Astrophysics du 22 avril 2015.

 

À l’issu de ces découvertes, l’ESO publie un communiqué que nous reproduisons ci-après.

 

L'exoplanète 51 Pegasi b se situe à quelque 50 années-lumière de la Terre dans la constellation de Pégase.

Elle fut découverte en 1995 et demeurera à jamais la toute première exoplanète détectée à proximité d'une étoile normale semblable au Soleil. Elle constitue également l'archétype des Jupiter chauds – un type de planètes relativement ordinaire, similaires à Jupiter en termes de taille et de masse, bien qu'orbitant à plus faible distance de leurs étoiles hôtes.

 

 

Depuis cette découverte historique, l'existence de plus de 1900 exoplanètes au sein de 1200 systèmes planétaires a été confirmée. Mais l'année du vingtième anniversaire de sa découverte, l'observation de 51 Pegasi b permet une nouvelle avancée dans l'étude des exoplanètes.

 

 

Vue d’artiste de Peg 51b. (ESO M. Kornmesser/Nick Risinger)

 

 

 

 

L'équipe à l'origine de ces nouvelles observations était dirigée par Jorge Martins de l'Institut d'Astrophysique et des Sciences Spatiales (IA) de l'Université de Porto au Portugal, actuellement doctorant à l'ESO au Chili.

Elle a utilisé l'instrument HARPS qui équipe le télescope de 3,60 mètres de l'ESO à l'Observatoire de La Silla au Chili.

 

La méthode la plus couramment utilisée de nos jours pour sonder l'atmosphère d'une exoplanète repose sur l'examen du spectre de l'étoile hôte qui traverse l'atmosphère de la planète au cours de son transit – cette technique se nomme spectroscopie de transmission. Une autre approche consiste à observer le système lorsque l'étoile passe devant la planète, et à en déduire la température de l'exoplanète.

 

Cette nouvelle technique ne dépend pas de la survenue d'un transit planétaire.

Elle est donc susceptible d'être appliquée à l'étude d'un plus grand nombre d'exoplanètes.

En outre, elle permet la détection directe du spectre planétaire dans le domaine visible, et donc la caractérisation de nouvelles propriétés planétaires impossibles à acquérir au moyen des autres méthodes.

 

Le spectre de l'étoile hôte est utilisé comme modèle pour orienter la recherche d'une semblable signature de la lumière censée être réfléchie par la planète lorsqu'elle décrit son orbite. La lueur des planètes étant extrêmement faible comparée à l'éclat de leurs étoiles hôtes, cette tâche s'avère particulièrement délicate.

 

Par ailleurs, le signal en provenance de la planète se trouve aisément masqué par d'autres effets mineurs et diverses sources de bruit. La méthode appliquée aux données collectées par HARPS sur 51 Pegasi b a permis de surmonter l'ensemble de ces difficultés, ce qui constitue une formidable preuve de la validité du concept.

 

Jorge Martins résume ainsi la démarche adoptée : “Cette méthode de détection présente un grand intérêt scientifique parce qu'elle permet de mesurer la masse réelle de la planète ainsi que l'inclinaison de son orbite, deux paramètres essentiels à une meilleure compréhension du système. Elle conduit également à estimer l'albédo, ou indice de réflexion de la planète, dont nous pouvons déduire la composition de surface de la planète ainsi que celle de son atmosphère.”

 

Il est ainsi apparu que la masse de 51 Pegasi b avoisinait la moitié de celle de Jupiter, et que son orbite était inclinée de quelque 9 degrés en direction de la Terre.

En outre, son diamètre semble être supérieur à celui de Jupiter, et sa surface extrêmement réfléchissante. Ces quelques propriétés sont typiques de celles d'un Jupiter chaud situé à très grande proximité de son étoile hôte et donc exposé à un ensoleillement intense.

 

L'utilisation de HARPS s'est avérée cruciale pour cette étude. Et le fait que ce résultat ait été obtenu au moyen du télescope de 3,6 mètres de l'ESO, qui offre un domaine d'application restreint de cette technique, constitue une excellente nouvelle pour les astronomes. Ce type d'équipement sera bientôt supplanté en effet par de nouveaux instruments bien plus performants, destinés à équiper de plus grands télescopes tels le Très Grand Télescope de l'ESO et le Télescope Géant Européen .

 

“Nous attendons à présent avec impatience la première lumière du spectrographe ESPRESSO installé sur le VLT, afin d'effectuer une étude plus approfondie de ce système planétaire ainsi que d'autres”, conclut Nuno Santos de l'IA et de l'Université de Porto, également co-auteur de l'article.

 

 

 

POUR ALLER PLUS LOIN :

 

Evidence for a spectroscopic direct detection of reflected light from 51 Peg b, l’article scientifique correspondant.

 

 

 

 

 

 

 

MESSENGER :.ÇA Y EST MESSENGER A IMPACTÉ MERCURE. (12/05/2015)

Crédit vidéo : NASA/Johns Hopkins University Applied Physics Laboratory/Carnegie Institution of Washington/

 

 

 

Dernier voyage et changement d’orbite pour la sonde Messenger à cours de carburant : un impact voulu dans une région particulière de Mercure dont voici la topographie sur la gauche.

 

Les zones rouges sont plus hautes d’approximativement 3000m par rapport aux zones bleues.

Le grand cratère (Janacek) sur la gauche fait 48km de diamètre.

 

Le graphique du bas montre le trajet que devrait suivre la sonde pour l’impact du 30 Avril 2015.

Latitude: 54.4° N  et Longitude: 210.1° E

 

L’impact devrait se produire à la vitesse proche de 4km/s et créer un cratère estimé à une quinzaine de mètres.

 

Crédit: NASA/Johns Hopkins University Applied Physics Laboratory/Carnegie Institution of Washington

 

 

 

 

 

 

La mission, prévue à l’origine pour une année a en fait duré quatre ans, et a dépassé toutes les espérances.

 

 

 

 

Elle se termine en beauté par un plongeon mortel vers la surface de Mercure.

 

Voici la dernière photo retransmise par la sonde avant l’impact.

 

On voit une zone de 1km de large située dans le fond du cratère Jokai de 93km de diamètre, au Nord du bassin Shakespeare.

 

 

 

 

Crédit: NASA/Johns Hopkins University Applied Physics Laboratory/Carnegie Institution of Washington

 

 

 

 

Pour lire un compte rendu détaillé de cette mission, lire le prochain numéro de l’Astronomie (daté Juin 2015).

 

 

 

POUR ALLER PLUS LOIN :

 

Très bon rapport de la mission par nos amis de Universe Today.

 

Fire and Ice: A MESSENGER Recap par la NASA.

 

Le site de la mission au JHUAPL.

 

Le site de la mission à la NASA.

 

Le dossier sur Messenger sur ce site.

 

 

 

 

MESSENGER : MERCURE DES TRACES D’UN ANCIEN CHAMP MAGNÉTIQUE SUR MERCURE. (12/05/2015)

 

 

Il y a 4 milliards d’années, le champ magnétique de Mercure aurait pu être bien plus fort qu’aujourd’hui, c’est ce qu’indiquent les observations à basse altitude de la sonde Messenger. Ses instruments ont révélé la présence de magnétisme dans d’anciennes roches de la croûte de cette planète.

C’est la contribution de la fin de mission avec le crash, à la science, elle a fourni un trésor de nouvelles informations.

 

On savait déjà que Mercure possédait un champ magnétique même très faible, il avait été découvert par Mariner 10 et confirmé par Messenger, c’est ce que nous indique Catherine Johnson du PSI (Planetary Science Institute à Tucson) auteur de l’article technique publié suite à cette découverte (Low-altitude Magnetic Field Measurements by MESSENGER Reveal Mercury's Ancient Crustal Field).

 

Avec le survol à basse latitude (100km et moins, jusqu’à 15km) les magnétomètres de Messenger ont pu détecter des signaux qui étaient beaucoup trop faibles à plus haute altitude. C’est la confirmation de la présence de roches magnétiques dans la croûte.

 

 

Illustration : Messenger est en train de passer au dessus d’une région où la croûte est magnétique et le magnétomètre mesure les petites variations de champ magnétique. Ce sont les lignes bleues ondulantes. Le signal étant très faible, il n’a pu être détecté qu’à très faible altitude. Les lignes blanches sont censées représenter les lignes de champ magnétique.

 

Credit: NASA/Johns Hopkins University Applied Physics Laboratory/Carnegie Institution of Washington

 

 

 

 

Mercure est la seule planète du système solaire interne à posséder un champ magnétique généré par un effet dynamo dans son noyau métallique liquide externe. Comme sur Terre, son noyau externe est du Fer en fusion.

 

Certaines roches conservent la mémoire de l’histoire magnétique d’une planète, élément fondamental pour comprendre son évolution.

On savait qu’il y avait il y a 3,7 à 3,9 milliards d’années, une activité volcanique sur Mercure, maintenant on sait qu’à la même époque il y avait un champ magnétique digne de ce nom.

 

Et tout ceci grâce au dernier survol fatal de Messenger.

 

 

 

 

 

 

 

JWST :.LA FACTURE DEVIENT DE PLUS EN PLUS LOURDE ! (12/05/2015)

 

Notre ami de la SAF, Robert Clar nous signale que la Cour des Comptes américaine (la GAO General Accounting Office) qui vient de procéder à un tour d’horizon des projets NASA estime ceux-ci plutôt positifs, sauf en ce qui concerne le nouveau télescope spatial le JWST. Sa facture totale est passée d’un peu moins de 5 Milliards de $ à 8,83 Milliards de $.

 

En fait le JWST s’est révélé plus complexe que prévu à réaliser et deux grosses difficultés techniques sont encore à résoudre :

 

 

L’une correspond à la structure de soutien du parasol (en multi couches plastique) de 300m2 censé isoler le télescope du Soleil.

L’autre provient du système de refroidissement cryogénique chargé de maintenir les divers détecteurs (et notamment les capteurs IR de l’instrument MIRI) à moins de 7K. Le compresseur aurait accumulé plus de 15 mois de retard.

 

Du côté positif, le déploiement du parasol a pu être testé avec succès et le module technique contenant les instruments a déjà effectué deux campagnes cryogéniques.

 

Illustration : NASA.

 

 

 

 

Lancement prévu Novembre 2018 avec Ariane.

 

Ces informations sont aussi parues dans Air et Cosmos.

 

 

POUR ALLER PLUS LOIN :

 

Le site du JWST à la NASA.

 

Le successeur de Hubble, JWST, sera envoyé dans l'espace en 2018 article du Figaro.

 

Eyes Are On The James Webb Space Telescope As Hubble's 25th Anniversary Approaches

 

 

 

 

 

 

 

HUBBLE :.IL DÉCOUVRE UN ÉNORME HALO AUTOUR DE M31. (12/05/2015)

Crédit photos : NASA/ESA.

 

Pour ses 25 ans en service, le télescope spatial Hubble, nous étonnera toujours, il vient de découvrir un immense halo de gaz enveloppant la galaxie d’Andromède, la galaxie voisine la plus proche de nous. Ce halo presque invisible s’étend sur plus de un million d’années lumière autour de cette galaxie, à mi distance de notre propre galaxie, la Voie Lactée.

 

 

 

Ces halos sont l’atmosphère gazeuse des galaxies. Leurs propriétés contrôlent le taux de formation d’étoiles à l’intérieur de celles-ci. Cet énorme halo autour de M31 contient la moitié de la masse des étoiles de la galaxie sous la forme de gaz chaud et diffus. S’il pouvait être vu à l’œil nu, il occuperait une surface dans le ciel équivalente à ….100 fois la pleine Lune !

 

Comme ce halo est sombre, les astronomes ont recherché des objets distants brillants qui pouvaient être observés à travers le gaz et ainsi voir comment leur lumière changeait.

 

Les sources idéales recherchées étaient des quasars qui sont très brillants puisque activés par des trous noirs au sein de galaxies à noyaux actifs.

 

 

 

L’équipe du HST a utilisé 18 quasars situés derrière M31 pour procéder à cette étude. La lumière de certains quasars est absorbée par le gaz du halo et dans certaines gammes de fréquences sa lumière apparaît plus sombre (voir dessin). Cette absorption donne une indication de la quantité de gaz entre nous et le quasar source.

C’est en utilisant la possibilité qu’a Hubble de voir en UV que l’on a pu mener ces expériences à bien, le télescope avait mémorisé de nombreuses mesures précédentes dans ses archives ce qui a aussi aidé à cette découverte.

 

Mais d’où provient ce halo ?

 

Les simulations à grande échelle indiquent que le halo se forme en même temps que la galaxie, il est enrichi en éléments lourds (ce que les astronomes appellent les métaux, mais en fait tous les éléments plus lourds que H et He), mais on sait que la seule solution pour obtenir ces éléments est l’explosion d’une super nova. On pense donc qu’une super nova a explosé dans le disque d’étoiles de M31 et a propagé tous ces éléments dans l’espace.

 

En ce qui nous concerne, comme nous vivons à l’intérieur de notre galaxie, on ne peut pas déterminer facilement si un tel halo existe, c’est le fameux paradoxe d’être incapable de voir la forêt en entier quand on est au milieu des arbres.

Si la Voie Lactée possède un tel halo, il devrait presque toucher celui d’Andromède, et commencer à se pénétrer, bien avant que ces deux galaxies ne fusionnent.

Cet évènement devrait former une galaxie elliptique géante dans à peu près 4 milliards d’années.

 

 

 

 

 

POUR ALLER PLUS LOIN :

 

Evidence for a massive, extended circumgalactic medium around the Andromeda galaxy article tech par N Lehner et al.

 

Le communiqué de presse de l’Université de Notre Dame (Indiana) de N Lehner.

 

 

Le dossier Hubble sur ce site.

 

Les 20 ans de Hubble célébration à la Cité de l’Espace de Toulouse.